Haut de page

Accueil » Consommateurs

L’ABC du biométhane

Allié de la transition énergétique ?

Le biogaz participe aux engagements de la France pour la production d’énergie renouvelable sous la forme d’électricité, de chaleur et de carburant (loi NOME, directive européenne 28/CE/2009, loi Grenelle 2010, plan national d’action en faveur des EnR 2010). Son utilisation et sa valorisation permettent de diminuer les consommations d’énergie fossile, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de restituer aux sols la matière organique constituée par les autres résidus issus de son procédé de fabrication.

Le développement de la filière biogaz, et en particulier de la méthanisation agricole, encourage le traitement des eaux usées et des déchets agricoles et favorise une meilleure gestion de l’azote d’origine organique. De son côté, la valorisation énergétique du biogaz assure un complément de revenu aux exploitants d’unités de production de biogaz, par la revente de l’électricité, de la chaleur ou du gaz (biométhane).

Plus généralement, la filière biogaz permet la valorisation des déchets organiques (déchets ménagers, agricoles, agro-industriels, boues d’épuration urbaines), participant ainsi aux objectifs nationaux de réduction de mise en décharge de la matière organique, de création d’emplois locaux et de développement de l’économie circulaire pour les déchets.

Biogaz ou biométhane ?

Le biogaz, issu de la dégradation de matières organiques en l’absence d’oxygène, est un gaz renouvelable, principalement composé de méthane (en moyenne, 60 % de méthane, 30 % de dioxyde de carbone et 10 % de gaz résiduels).

Ce biogaz peut provenir de deux sources :

  • soit de la dégradation des matières organiques stockées dans les Installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) ;
  • soit être produit par la méthanisation de matières organiques non ligneuses dans un digesteur.

Les matières organiques dont la dégradation produit du biogaz sont nombreuses : effluents d’élevage, résidus de l’activité agricole, déchets organiques des ménages, déchets biodégradables des grandes surfaces ou de la restauration, boues de stations d’épuration, déchets ou co-produits d’industries agroalimentaires, tontes de pelouses, etc.

Le biogaz issu de la méthanisation des déchets organiques peut être valorisé sous différentes formes :

  • utilisé pour produire de l’électricité ou/et de la chaleur dans des centrales de cogénération ;
  • après épuration poussée, utilisé sous forme de carburant, pour alimenter des véhicules fonctionnant au gaz naturel ;
  • ou injecté dans le réseau de gaz naturel, l’injection étant autorisée depuis 2011 en France.

L’épuration et l’enrichissement du biogaz permettent d’augmenter sa concentration en méthane afin d’atteindre un niveau de qualité équivalente à celle du gaz naturel (plus de 97 % de méthane dans le mélange gazeux). Le produit de cette opération, le « biométhane », est alors injecté dans le réseau public de distribution de gaz où il est parfaitement miscible avec le gaz naturel. Il peut alors être utilisé par des particuliers, des industriels ou des entreprises, avec les mêmes usages que le gaz naturel : pour la cuisson, le chauffage, comme carburant ou en cogénération.

La valorisation énergétique du biogaz permet d’exploiter le potentiel énergétique de la matière organique des déchets, tout en assurant, par la méthanisation, un traitement et le retour au sol de cette même matière organique.

Cycle de vie du biométhane


Source : Site Injection Biométhane

Demain ?

Les réseaux de gaz naturel sont une infrastructure constituée de canalisations, de stations de compression et des postes de sectionnement, de coupure et de détente. Sur l’ensemble des réseaux sont installés des organes physiques qui empêchent que le gaz ne remonte dans le sens opposé au sens physique principal des flux (depuis la source vers les consommateurs).

Avec le développement de l’injection de biométhane sur les réseaux publics de distribution de gaz naturel, le volume de gaz naturel injecté est susceptible d’être supérieur au volume de gaz naturel consommé. La solution aujourd’hui mise en œuvre pour résoudre cette difficulté est de réduire l’injection des installations de production de biométhane.

Cependant, cette solution conduit à limiter le volume de biométhane injecté dans les réseaux public de distribution et donc le nombre d’installations de production de gaz renouvelable au regard des objectifs européens et français ambitieux en matière de développement d’énergies vertes.

Des groupes de travail réfléchissent à ce sujet afin de mettre en œuvre des technologies de rebours, pour permettre au biométhane de remonter des réseaux de distribution vers les réseaux de transport.

En France, une étude publiée fin 2014 par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) indique que les perspectives de distribution du biogaz sous forme de biométhane dans les réseaux laissent espérer une production de 12 à 30 TWh selon les hypothèses retenues. Ces chiffres correspondent entre 500 et 1 500 unités de production de biométhane à répartir sur l’ensemble du territoire.

Avec une consommation de gaz naturel de l’ordre de 500 TWh, le biométhane pourrait représenter au maximum 5 à 6 % de la consommation de gaz naturel en France en 2030.

Vous souhaitez en savoir beaucoup plus sur ce sujet ? Consultez notre dossier "L'intégration du biométhane"

Rechercher

Se tenir informé

Abonnez-vous à notre liste de diffusion pour être informé régulièrement des mises à jour du site.

S'abonner

Participer au site

Vous souhaitez participer à notre site ou réagir à un dossier, contactez-nous dès aujourd'hui.

Nous contacter

Les forums de la CRE

La CRE organise des forums, associés à chaque nouveau dossier, pour donner la parole aux experts des Smart grids.
Se tenir informé des prochains forums

Nos contributeurs

Notre site se nourrit aussi de vos contributions. Nous tenons donc à remercier "Alstom Grid" qui fait partie de nos 168 contributeurs.
Découvrir nos contributeurs