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Recherche et Developpement (R&D) : Objectif industrialisation

L’industrialisation en point de mire

Pour les Smart grids, le développement d’une innovation se pense sommairement en quatre étapes successives : la recherche et le développement, l’expérimentation, l’industrialisation et, enfin, le déploiement. Le processus de R&D, et plus particulièrement le stade du développement expérimental est une étape essentielle sur la voie de l’industrialisation des Smart grids.

Les étapes de la R&D pour les Smart grids

Schématiquement, la recherche et développement se présente comme un long processus qui regroupe des activités répondant à des objectifs différents :

  • la recherche fondamentale désigne l’ensemble des travaux entrepris par pur intérêt scientifique 
  • la recherche appliquée englobe des travaux qui visent à discerner les applications possibles de travaux de recherche fondamentale ou à trouver des solutions nouvelles permettant d’atteindre un objectif déterminé à l’avance 
  • le développement expérimental vise à tester, au moyen de prototypes ou d’installations pilotes, des solutions techniques en vue de commercialiser de nouveaux produits, d’établir de nouveaux procédés ou d’améliorer ceux déjà existants.

En ce qui concerne les Smart grids, le stade expérimental se matérialise généralement par la création de « démonstrateurs ». Les porteurs de projet forment une alliance industrielle chargée de développer un prototype. Ce regroupement leur permet, le cas échéant, de solliciter des dispositifs de financement publics ou privés. À ce jour, la CRE a recensé plus de 150 projets de démonstrateurs depuis 2012.


Répartition des démonstrateurs Smart grids par région (Source : CRE)

Du retour d’expérience à l’industrialisation

Au terme de la phase d’expérimentation, le retour d’expérience (dit « REX ») est capital à la réussite du déploiement de l’innovation. Il doit permettre de dégager un modèle économique viable à la commercialisation de la nouvelle solution et d’identifier, voire de lever, les obstacles technologiques, économiques et juridiques qui ralentiraient son déploiement. Le retour d’expérience se matérialise, à la fois, par une analyse coûts/bénéfices de la mise en œuvre de la nouvelle solution et par une étude plus qualitative des difficultés rencontrées et des bénéfices prospectifs.

Ce retour d’expérience constitue un préalable nécessaire à l’entrée dans la phase d’industrialisation et peut, par exemple, contribuer aux réflexions sur :

  • l’échelle de déploiement de la solution testée : par nature, le déploiement d’un compteur évolué vise l’ensemble des utilisateurs sur un même segment de marché et ne peut être envisagé de la même manière que celui d’un système de stockage dont les cas d’utilisation sont davantage ciblés ;
  • la nécessité d’engager un processus de normalisation : la normalisation est reconnue comme un vecteur de diffusion de l’innovation vers le marché. La norme doit être appréhendée comme un outil de compétitivité pour les entreprises qui légitime les innovations qui arrivent sur le marché. Selon une étude réalisée par l’AFNOR en 2008 sur l’impact économique de la normalisation, les normes contribuent à 25 % de la croissance du PIB.

Soutenir la R&D : la question du financement

Les sources de financement pour les travaux de recherche et développement sont aussi nombreuses que variées. Les solutions de financement proposées diffèrent en fonction du niveau de maturité des technologies développées et de l’échelon territorial financeur.

Les aides publiques

Des aides au financement sont proposés, par les pouvoirs publics selon les cas, au niveau local, régional, national ou européen. À titre d’exemple :

  • doté de 57 G€ depuis sa création, le Programme d’investissements d’avenir (PIA) a été mis en place en 2010 par l’État pour financer des projets d’investissements innovants et prometteurs sur le territoire, portés par des consortium d’acteurs. L’ADEME gère quatre programmes dans le cadre du PIA et a ainsi alloué 110 M€ d’aides à 26 projets Smart grids à la suite cinq Appels à manifestations d’intérêt (AMI) et Appels à projets (AAP) ;
  • l’Union européenne finance à travers le Fonds européen de développement régional (FEDER) la croissance intelligente, durable et inclusive. En France, pour la période 2014-2020, le FEDER représente 9,5 G€ dont la gestion est confiée aux conseils régionaux, chacun ayant la gestion d’un programme FEDER ;
  • ponctuellement, les régions et autres collectivités territoriales peuvent participer au financement de projets smart grids.

Les financements privés

Les acteurs privés, dans le cadre de leur budget de recherche et développement investissent directement dans des projets Smart grids. À titre d’exemple, le projet IssyGrid a été entièrement financé par les porteurs de projets, un consortium composé de Bouygues Énergies & Services, Bouygues Immobilier, Bouygues Télécom, EDF, Enedis, General Electric, Microsoft, Schneider Electric, Sopra Steria et Total, pour un budget total de 2,5 M€.

Des concours sont aussi régulièrement organisés qui récompensent des solutions technologiques Smart grids, tel que les concours Smart Grid Awards ou Make Smart grids great together organisés par Enedis. Les lauréats peuvent selon les cas bénéficier d’une aide financière ou d’un accompagnement par les acteurs à l’origine du concours.

Vous souhaitez en savoir beaucoup plus sur ce sujet ? Consultez notre dossier "Recherche et developpement"

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