Haut de page

Accueil » Tous les dossiers » L’éclairage public et le mobilier urbain intelligents

Les projets d’éclairage public et de mobilier urbain intelligents en France

Paris

Appels à projets « Mobilier urbain intelligent »

En février 2011, la ville de Paris et le Laboratoire Paris Région Innovation ont lancé un appel à projets pour des installations innovantes de mobilier urbain intelligent. Plus de 40 ont été retenus pour être testés en grandeur réel par les Parisiens. Parmi ces installations, on trouve notamment :

  • des colonnes numériques avec une interface tactile sur lesquelles les passants peuvent consulter des informations pratiques, se repérer sur un plan interactif ou consulter la qualité de l’air (boulevard Haussmann et en face de la gare du Nord) ;

  • la Velobox : de la taille d’une place de stationnement, ce mobilier autonome en énergie constitue un mode de stationnement vélo sécurisé et compact qui permet de stocker dix vélos dans des boxes privatifs. Il propose également un système de covoiturage spontané et dispose d’une fonction d’affichage multimédia et interactif (place de la Bastille) ;

  • un Abribus qui fournit un fil d’information en continu pour connecter les voyageurs au réseau de transport et à la ville par l’information digitale (place de la Bastille).

Ces installations sont implantées dans divers endroits de Paris et sont testées depuis un an.

Le concours : « Hackez la ville »

En juin 2012, pour prolonger l’expérience « mobilier urbain intelligent », la ville de Paris et le Laboratoire Paris Région Innovation ont lancé un concours intitulé « Hackez la ville » destiné à inciter les petites entreprises innovantes à inventer ou à adapter des services numériques pour les prototypes de mobilier urbain intelligent expérimentés actuellement sur le territoire parisien.

À la suite de ce concours, quatre horodateurs intelligents ont été installés dans Paris. Ces horodateurs donneront accès à de multiples informations locales destinées à la fois aux touristes curieux de découvrir la richesse de l’offre culturelle et aux résidents désireux de mieux profiter des infrastructures mis à leur disposition par la Ville de Paris et les mairies d’arrondissement. L’horodateur donne la liste des lieux liés à la culture (musées, expositions, etc.), aux spectacles (théâtres, cinémas, cabarets, etc.), à la pratique sportive, à la présence de parcs et jardins, et aux équipements urbains dans un rayon d’un kilomètre environ autour du mobilier.

Pour en savoir plus :

Intervention de Salim BENSMAIL, Mairie de Paris, au forum de la CRE du 8 octobre 2013
Interview d’Albert Asseraf, Directeur général Stratégie, Etudes et Marketing, JC Decaux

Nice (Alpes-Maritimes)

Ville-laboratoire des technologies intelligentes, Nice a lancé la première expérimentation de « boulevard connecté » en juin 2013. Le long du boulevard Victor-Hugo, la ville a installé environ 200 capteurs dans la chaussée, les lampadaires et les bennes à ordures. Ces capteurs transmettent en temps réel des données à la municipalité et permettront à terme de faire des économies de gestion, des économies d’énergie et, en principe, de rendre la vie quotidienne des habitants plus facile et plus agréable.

Grâce aux capteurs installés sur la chaussée, les automobilistes pourront consulter en temps réel, sur leur Smart phone, les places de stationnement disponibles puis payer à distance. Ce système devrait permettre de réduire le trafic routier à Nice, qui selon la municipalité est à 25 % le fait de véhicules à la recherche d’une place. Une étude de Sareco (entreprise spécialisée dans l’ingénierie du stationnement) dédiée aux enjeux du stationnement en France a d’ailleurs chiffré à 70 millions d’euros par an les externalités négatives liées à la recherche d’une place par les automobilistes français : bruit, pollution, insécurité, congestion.

Les capteurs situés sur les lampadaires permettent d’ajuster la luminosité des candélabres en fonction de la présence de passants. L’objectif est ainsi de réduire la facture de l’éclairage public qui représente jusqu’à 30 % du poste électricité d’une ville. Chaque candélabre informe également et en temps réel, les services techniques municipaux d’une éventuelle panne.

Grâce aux capteurs situés dans les bennes à ordures, la ville peut adapter la tournée de ses camions-poubelles en fonction du remplissage effectif des containers, mais également en croisant d’autres données comme l’état du trafic, la pollution de l’air, etc.

L’expérimentation, entièrement financée par Cisco devrait durer une année, à la suite de laquelle la ville pourrait décider détendre ou non le dispositif.

Toulouse (Haute-Garonne)

La ville de Toulouse est également en pointe sur l’éclairage et le mobilier urbain intelligents.

Les lampadaires urbains à détecteur de présence

En 2009, la ville de Toulouse a lancé une expérimentation d’éclairage dynamique dans le quartier de Saint-Etienne. Sur 350 mètres, douze lampadaires du quartier sont équipés de détecteurs de présence et de diodes électroluminescentes qui permettent de faire varier rapidement l’intensité lumineuse des lampadaires de 30 W à 80 W lors de la présence de piétons. Ainsi, chaque luminaire dispose de deux rangs de DEL : le premier rang d’une puissance de 30 W éclaire toute la nuit et le second de 50 W se déclenche uniquement au passage des piétons.

Etant donné que les lampes à détecteur de présence dédiée à l’éclairage urbain ne sont pas encore commercialisées, le service technique municipal a réalisé lui-même ce dispositif en achetant des lampadaires à DEL de la firme allemande Wees et des radars Theben.

Ce système pourrait permettre à la ville de diviser par deux ses consommations électriques liées à l’éclairage d’ici 2020.

Le trottoir électrique

En 2010, la ville a poursuivi ses expérimentations de mobilier urbain intelligent en lançant un trottoir producteur d’électricité. Le système est composé de deux dalles montées sur ressorts et reliées à des lampadaires. Lorsqu’un piéton marche sur les dalles, l’énergie mécanique produite se transforme en électricité et vient alimenter une batterie, également raccordée aux lampadaires voisins.

L’énergie mécanique produite par les piétons peut ainsi être stockée et utilisée la nuit lorsqu’il y a peu de passage.

Le stationnement intelligent

La ville de Toulouse teste également depuis 2010 un système de sondes placées dans la chaussée, reliées entre elles et à un ordinateur central qui gère les données. Ce système permet d’indiquer en temps réel aux automobilistes, via leur Smart phone, si une place est libre ou occupée.

Généralisée, cette technologie pourrait permettre de réduire de 10 % le volume de voitures en circulation en ville, selon le Centre d’études sur les réseaux de transport, l’urbanisme et les constructions publiques (Certu). Cela permettra de réduire la pollution, les émissions de CO2 et le bruit. En outre, cela offre aux collectivités territoriales un outil de régulation des déplacements.

Pour en savoir plus :

Le mobilier urbain, Les cahiers de l’espace public, Orientations pour les acteurs et les partenaires des opérations d’urbanisme, Mairie de Toulouse

Vif (Isère)

La commune de Vif a installé sur les voies piétonnes et cyclables de son territoire un système d’éclairage public intelligent. Le système gère le niveau d’éclairage de façon autonome, en intégrant la présence ou non d’usagers. Les lampadaires s’illuminent progressivement lors du passage de promeneurs ou de cyclistes, croissant de 10 % à 100 % de leur capacité d’éclairage, à mesure de la progression de l’utilisateur. Puis ils décroissent et repassent à 10 %, après leur passage.

Ce système est fondé sur l’emploi de détecteurs de formes installés sur les 67 lampadaires à diodes électroluminescentes basse consommation. Chaque candélabre est muni d’un détecteur capable de communiquer avec ceux qui se trouvent directement à proximité.

Lorsqu’une présence est détectée sur le chemin, un signal est envoyé aux deux candélabres suivant pour déclencher l’allumage. Une vague de lumière accompagne alors le piéton ou le cycliste.

Ce projet a été subventionné par la métropole grenobloise hauteur de 684 000 euros, le reste étant à la charge de la commune.

Grâce à cette technologie, la commune de Vif devrait économiser 21 000 kWh par an, soit l’équivalent de deux tonnes de CO2.

«Page 6 de 12»

Rechercher

Se tenir informé

Abonnez-vous à notre liste de diffusion pour être informé régulièrement des mises à jour du site.

S'abonner

Participer au site

Vous souhaitez participer à notre site ou réagir à un dossier, contactez-nous dès aujourd'hui.

Nous contacter

Les forums de la CRE

La CRE organise des forums, associés à chaque nouveau dossier, pour donner la parole aux experts des Smart grids.
Se tenir informé des prochains forums

Nos contributeurs

Notre site se nourrit aussi de vos contributions. Nous tenons donc à remercier "Niji" qui fait partie de nos 168 contributeurs.
Découvrir nos contributeurs