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Edito de Guy Lacroix (Cofely Ineo)

Le développement des Smart grids, un enjeu pour le quotidien des Français et l’importance de la CRE dans ce développement

La transition énergétique est en marche : le mix énergétique français, dans lequel les différentes énergies ne sont pas présentes à part égales aujourd’hui, va progressivement se rééquilibrer en laissant la part belle aux énergies renouvelables (EnR).

Cette évolution est aujourd’hui possible grâce en particulier à la baisse des coûts de fabrication des éoliennes et des panneaux photovoltaïques et au maintien de conditions d’achat préférentielles de l’énergie renouvelable. Si, par ailleurs, la Commission européenne et les États membres remettent à plat les taxes sur le carbone et impulsent une taxation à la hauteur des enjeux, la dynamique n’en sera que plus forte.

Le citoyen et l’industriel ont, quant à eux, fait leurs calculs. Bien que le prix de l’électricité française soit plutôt attractif, le poste énergétique dans les budgets reste conséquent et mérite d’aller vers plus de sobriété. On parle d’efficacité énergétique certes, mais en tout premier lieu, il suffit déjà de réduire les gaspillages, encore trop nombreux.

Davantage d’énergie renouvelable, moins de consommation : facile à dire mais pas simple à réaliser ! L’intermittence des énergies renouvelables introduit de nouvelles difficultés et la réduction de consommation lorsque le besoin est prégnant n’est pas toujours évidente à mettre en œuvre.

Pour s’affranchir de ces contraintes, il va falloir mettre en œuvre des moyens de stockage qui vont se charger lors de pointes de production et se décharger lors des creux de production. Il va aussi être nécessaire d’installer des automatismes chez le consommateur pour l’aider à faire coïncider au mieux sa consommation avec la production disponible.

Enfin, de nombreux laboratoires travaillent à augmenter le rendement des panneaux photovoltaïques et à diminuer le coût des moyens de stockage de l’électricité, déterminants pour atténuer les effets de l’intermittence des énergies renouvelables.

Ces recherches vont contribuer à une meilleure diffusion des technologies.

C’est ainsi que, demain, les maisons, les ensembles collectifs et les quartiers pourront acquérir une autonomie énergétique partielle. L’exemplarité des collectivités sera d’ailleurs déterminante. Les occupants seront davantage impliqués dans leurs modes de consommation.

Les énergies renouvelables, les moyens de stockage et les systèmes de gestion de l’énergie sont les trois briques fondamentales des Smart grids. Bien sûr, l’épine dorsale demeurera le réseau électrique français constitué des réseaux publics de distribution et de transport appelé lui aussi à évoluer pour gérer des productions diffuses et des flux bidirectionnels.

Les Français vont être incités à investir dans des EnR, à choisir des équipements sobres et apprendre à moduler leur usage de l’électricité en fonction de leur propre production, de leur besoin et des prix proposés par les acteurs du marché.

Des systèmes automatiques prédiront les productions et consommations locales en fonction du vent et de l’ensoleillement et détermineront les apports qui devront être souscrits auprès du marché : cette énergie qui est devenue aujourd’hui si banale va reprendre du sens aux yeux des particuliers, des artisans, des agriculteurs, des collectivités et des industriels.

Des sociétés d’ingénierie et de services devront créer de nouvelles offres pour mettre à disposition ces constituants des Smart grids.

Le producteur-stockeur-consommateur va remplacer l’abonné d’aujourd’hui et va devenir l’artisan de la transition énergétique.

Pour rendre possible cette véritable révolution, la Commission de régulation de l’énergie a un rôle majeur à jouer.

De la même façon qu’elle œuvre aujourd’hui dans les mécanismes d’obligation d’achat (éolien, solaire, biomasse, associé à du stockage dans les zones insulaires), elle a proposé aux politiques des conditions réglementaires et des tarifications incitatrices pour permettre à la France de réaliser sa feuille de route en matière de Smart grids et pour stimuler l’investissement.

Des dérogations réglementaires devront être étudiées pour permettre la mise au point de pilotes et des subventions devront être allouées pour industrialiser des solutions et atteindre des niveaux de prix acceptables. Dans tous les cas, les filières françaises et européennes seront à privilégier.

Enfin, les tarifications d’utilisation du réseau public d’électricité seront sans doute à revoir dès lors qu’un acteur du réseau contribuera à son équilibre. En effet, autant le cadre est aujourd’hui fixé pour les consommateurs et les producteurs, autant le statut du stockeur n’est pas aujourd’hui différencié.

Les Smart grids ont donc de beaux jours devant eux et Cofely Ineo, Groupe GDF Suez fera partie des acteurs majeurs du marché qui œuvreront pour leur déploiement au côté des collectivités, des industriels, des gestionnaires de réseau et du régulateur.

Guy Lacroix
28 octobre 2014



Guy Lacroix est Président Directeur-Général de Cofely Ineo, groupe GDF Suez.







Cofely Ineo intervient sur des projets d'installations électriques industrielles et tertiaires, de réseaux d’énergie, d’éclairage public, d’infrastructures de transport et de télécommunications, de sécurité globale, de production d’énergie, de systèmes d’information et d'externalisation.

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