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Point de vue d'Alain Malot (FIEEC) :

Au sein du programme HOMES a été inventé le concept de poupées russes, qui permet de repenser la conception des architectures du futur en mettant en perspective une imbrication de briques qui deviennent collaboratives et qui permettent des échanges avec les niveaux supérieurs.

La plus petite brique du bâtiment est la pièce, pour laquelle on recherche le confort et la productivité. Cette pièce s’insère dans un bâtiment, qui s’intègre lui-même dans un quartier, qui prend place dans une ville au sein d’une région, etc.

Actuellement, les systèmes de contrôle et de pilotage de ces briques, que ce soit en amont ou en aval du compteur, sont cloisonnés. Chaque utilisateur conçoit sa propre installation en aval du compteur et ces installations ne sont pas forcément interopérables.

La vision des poupées russes consiste à repenser ce paradigme et à décloisonner la gestion côté utilisateur en évitant de parler par silos de vecteur énergétique, mais à penser sur un ensemble homogène à l’échelle d’une brique.


Source : FIEEC

Les enjeux principaux des écosystèmes énergétiques sont la résilience (capacité à surmonter des événements climatiques extrêmes), l’autonomie en ressources et l’optimisation locale en termes d’impact carbone et d’économie.


Source : FIEEC

L’évolution historique des réseaux conditionne également l’avenir. Durant les cent dernières années, les systèmes électriques locaux opérés par des villes ont évolué vers un système mutualisé et centralisé, pour réaliser des économies d’échelle. Aujourd’hui, en raison de l’arrivée massive des petites unités de production de sources renouvelables, le système s’achemine vers un fonctionnement plus décentralisé. Les deux systèmes, centralisé et décentralisé, sont désormais amenés à collaborer : le système historique de production évoluant vers un rôle d’animation, de soutien et de services au système décentralisé en émergence, qui s’occupe d’une maille locale.


Source : FIEEC

L’efficacité énergétique, comme la flexibilité de la demande, est une des deux composantes de la maîtrise de la demande en énergie. L’efficacité énergétique comprend l’efficacité énergétique passive, la sobriété et l’efficacité énergétique active (supervision, contrôle d’occupation, pilotage des machines et systèmes de gestion).

La flexibilité de la demande repose sur deux éléments : une partie liée à l’incitation tarifaire afin d’optimiser la facture en profitant des heures creuses, l’autre partie plus novatrice dans ce secteur consistant à fournir des services de flexibilité aux opérateurs d’équilibre afin de faire face à la variabilité des énergies de source renouvelables. Ces mécanismes permettent à un bâtiment de compléter son service propre au sein de son efficacité énergétique par la valorisation de flexibilité en la monétisant auprès des acteurs de l’équilibre et des réseaux.


Source : FIEEC

Pour être « smart grid ready » (bâtiment flexible au service de l’équilibre des réseaux), un bâtiment doit être :

  • intelligent : optimiser la performance énergétique du bâtiment en fonction d’un critère : kilowattheure, et/ou ses « équivalents » : euros, CO2, primaire. Cela nécessite d’avoir les grilles temporelles de conversion notamment sur le CO2 afin d’en déterminer la valeur instantanée et non une valeur moyennisée ;
  • communicant : fournir, à tout instant, les informations (Puissance, Temps de modulation, Horaire de mobilisation) des briques de contributions à un marché de flexibilité (agrégation technique). Cela nécessite de prédire les consommations et les usages et les flexibilités sur cette prédiction ;
  • pilotable : exécuter une demande de délestage quantifiée (P, T). Cela nécessite de connaître les usages pour minimiser les impacts ;
  • collaboratif : exécuter une demande de brique d’énergie (P, T, H). Cela nécessite d’anticiper, déstocker, stocker, négocier les services avec, pour contrainte, de minimiser les impacts négatifs perçus par les bénéficiaires des services, voire en maximisant les aspects positifs.


Source : FIEEC

La FIEEC a différentes propositions pour le développement de la gestion de la demande en aval du compteur :

  • permettre et favoriser l’émergence :
    • d’une tarification dynamique de l’énergie reflétant le coût réel et incluant les externalités (CO2, contrainte sur les réseaux, etc.) : c’est le moteur économique qui fera évoluer les comportements des acteurs ;
    • d’une grille temporelle de contenu carbone des énergies pour amplifier les comportements volontaristes sur la réduction de l’empreinte carbone ;
  • intégrer dans les futurs référentiels bâtiment (réglementation, étiquette environnementale, labels) :
    • des exigences à la conception (pilotabilité et notion de « smart grid ready » ou « BEPOS ready ») ;
    • des exigences en utilisation :
      • un indicateur mesurable et vérifiable construit autour du taux d’autoconsommation ou du taux d’autoproduction ;
      • et éventuellement du taux de mutualisation énergétique locale et des services au réseau rendu par le comportement énergétique réel du bâtiment).
Alain Malot
9 février 2016






Alain Malot est représentant de la FIEEC.




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