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L’efficacité énergétique dans l’industrie

L’efficacité énergétique industrielle : définitions et indicateurs

L’efficacité énergétique est définie comme « un ratio, ou autre relation quantitative, entre une performance, un service, un bien ou une énergie produits et un apport en énergie » (Source : EN ISO 50001 : 2011). La performance énergétique est un concept plus large et est définie comme des « résultats mesurables liés à l’efficacité énergétique, à l’usage énergétique et à la consommation énergétique ».

Une amélioration de l’efficacité énergétique correspond à une diminution de l’apport d’énergie pour un même service rendu ou un même bien produit.

Les actions permettant une meilleure performance énergétique incluent les actions d’amélioration de l’efficacité énergétique, comme par exemple l’utilisation d’équipements avec des meilleurs rendements, mais également les actions portant sur l’usage énergétique, par exemple l’adaptation du besoin énergétique au service rendu.

La consommation spécifique d’une activité correspond au ratio de la quantité d’énergie consommée par unité de production ou d’activité.

L’intensité énergétique se définit à l’échelle d’un pays comme le rapport entre la consommation d’énergie et le Produit intérieur brut (PIB). Elle permet de représenter la quantité d’énergie utilisée pour produire une quantité de PIB.

Les différents profils énergétiques de l’industrie

L’industrie est multiforme, chaque entreprise est unique à travers les produits qu’elle fabrique et ses marchés. Il est possible, néanmoins, d’identifier trois catégories d’industrie :

  • les entreprises de production de produits semi-finis, situées sur l’amont de la chaîne industrielle (industrie dite lourde) : métallurgie (production d’acier, d’aluminium, etc.), clinker, papier-carton, chimie, verre plat, etc. Ces produits ont vocation à être transformés dans le processus de production pour fabriquer des biens de consommation ;
  • les fabricants de biens d’équipements industriels (machines-outils, séchoirs, fours, etc.). Ces équipements sont utilisés pour produire d’autres biens ;
  • l’industrie des biens de consommation (automobile, textile, produits agroalimentaires). Elle se situe en aval de la chaîne industrielle. Par exemple, le secteur de l’automobile génère un volume d’activité important pour la production des composants constitutifs : aluminium, acier, machines, pièces usinées, pièces plastiques, etc.

Le poids des achats d’énergie dans la valeur ajoutée produite diffère selon le type d’industries concernées : c’est dans l’industrie des biens semi-finis que la part des achats d’énergie dans la valeur ajoutée pèse le plus et, en particulier, dans la chimie, comme le montre le tableau 1, ci-dessous. L’industrie lourde consomme la majeure partie de l’énergie de l’industrie. Ainsi, 5 % de l’ensemble des sites français de plus de 10 salariés consomme plus de 80 % de l’énergie.

Les économies d’énergie

La mise en place d’actions de maîtrise de l’énergie peut intervenir à différents niveaux et un certain nombre d’actions à moindre coût peuvent être mis en place rapidement. Pour aider les entreprises à identifier les actions réalisables, la rubrique entreprise du site Internet de l’ADEME met à disposition une rubrique dédiée à la maîtrise de l’énergie dans l’atelier de production.

Cette rubrique détaille un certain nombre de préconisations par utilités, procédés, conditionnement d’ambiance et équipements électriques avec des notions de rentabilité, de difficulté de mise en œuvre et de coûts.

Des préconisations sont également détaillées par secteur pour la fonderie et la papeterie.

Maîtriser l'énergie dans mon atelier de production

Le management de l’énergie : une démarche structurée et méthodique pour pérenniser les actions

Mettre en place un système de management de l’énergie dans son organisation permet d’inscrire une démarche d’optimisation énergétique dans la durée et lui donner un cadre d’amélioration continue. Un référent énergie doit être nommé en charge du pilotage et de l’animation de la démarche.

Une fiche mission reprend en détail les missions précises d’un référent énergie dans l’industrie.

Le système se construit comme tout système de management sur une roue de Deming PDCA (Plan/Do/Check/Act) : la direction est engagée, une politique énergétique est définie, une phase d’état des lieux et de planification se tient. Il faut retenir que l’organisation doit définir des objectifs et des cibles quantifiables d’amélioration de sa performance énergétique et qu’ils sont discutés annuellement en revue de management.

Le diagramme ci-dessous met en évidence les différentes pertes énergétiques d’un procédé et les mesures correctives associées. La mise en œuvre d’un système de management de l’énergie permet de prendre en compte la globalité de ces pertes : les aspects techniques, mais également organisationnels et comportementaux.

La compétence est un point important d’un système de management de l’énergie, pour le référent énergie, mais également pour toutes les personnes pouvant avoir une influence sur les usages énergétiques significatifs.

Pour en savoir plus sur le SMEnergie :

Le corpus normatif

Il existe de nombreuses normes d’applications volontaires sur le sujet des économies d’énergie et de la performance énergétique en industrie. Ces normes constituent une boîte à outils de référence sur le sujet. Certaines de ces normes fournissent des approches générales, un apport en méthodologie (système de management de l’énergie, audit énergétiques, calculs d’économies d’énergie, terminologie, etc.).

D’autres normes fournissent de l’information plus spécifique et ciblée sur des points d’applications : comment s’y prendre pour établir un plan de mesurage de l’énergie ? Comment définir, construire et suivre les indicateurs de performance énergétique ? Comment réaliser l’évaluation énergétique de systèmes techniques comme les systèmes de pompage et d’air comprimé ? etc.

Un aperçu des différentes normes publiées ou en cours d’élaboration est disponible sur le programme de travail du Comité stratégique sur l’utilisation rationnelle de l’énergie (COS URE).

Les dispositifs de soutien

L’ADEME met à disposition des entreprises industrielles des dispositifs de soutien pour l’amélioration de leur efficacité énergétique.

La diffusion de technologies performantes est favorisée par le financement de projets de récupération de chaleur.

Un soutien est également apporté à la prise de décision dans les entreprises : c’est une aide au conseil qui prend la forme, par exemple, de financements d’études de projets de récupération de chaleur par le Fonds Chaleur, de financement de diagnostics énergétiques pour les petites et moyennes industries (PMI), d’études de faisabilités énergétiques sur différents thèmes techniques (plans de mesurage, air comprimé, froid, ventilation, etc.). Ce soutien est apporté par l’ADEME de façon individuelle ou à travers des opérations collectives. Les opérations collectives bénéficient d’une animation et d’une mise en réseaux des entreprises impliquées. L’ADEME soutient également les chambres consulaires pour la réalisation de visites énergies dans les entreprises par les chargés de missions.

Sur le volet « management de l’énergie », une aide peut être apportée à la mise en place d’un système de management de l’énergie. Plus de 300 établissements sont ainsi accompagnés par l’ADEME dans leur démarche de management de l’énergie.

L’ADEME participe également à la montée en compétence des acteurs par des actions de formation (par exemple la formation Devenir Référent Energie en Industrie : DEREFEI), et des actions d’informations. Ces actions sont complétées par des publications techniques dont les références se trouvent ci-dessous.

Enfin l’ADEME soutient l’innovation pour développer de nouvelles offres technologiques, à travers différents programmes et appels à projets : programme ADEME-TOTAL, programme des Investissements d’avenir, appel à projets de recherche énergie durable, etc. Les appels à projets en cours sont consultables sur le site Internet de l’ADEME.

Les détails des dispositifs et les contacts sont à retrouver sur cette plaquette : Industriel, des études aux investissements, l’ADEME finance vos projets de maîtrise de l’énergie : principales modalités.

L’innovation

Dans ses travaux de vision énergétique en 2030, l’ADEME estime que 20 % de gains en efficacité énergétique sont possibles dans l’industrie. Un quart de ces gains sont accessibles grâce au développement de nouvelles solutions et technologies. Il existe donc un besoin pour le développement d’équipements innovants permettant d’améliorer la performance énergétique de sites industriels, à destination des marchés français et internationaux.

Les axes de recherche prioritaires pour l’ADEME sont la réduction des coûts des équipements performants, le développement de nouvelles méthodologies pour repenser les procédés, l’optimisation des modes de fonctionnement non continus (veille, sous-capacité, etc.), pour renforcer la flexibilité des installations industrielles.

On trouvera des compléments dans la lettre Recherche ADEME et Vous : Efficacité Energétique, inventer des solutions pour l’industrie, lettre Recherche n° 10.

Pour en savoir plus :



Cette contribution a été rédigée par l’ADEME.



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