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L’efficacité énergétique dans le secteur des transports

Le secteur des transports représente 32 % de la consommation d’énergie et 25,6 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Améliorer l’efficacité énergétique du secteur des transports consiste à réduire les émissions de gaz à effet de serre des différents modes de transport motorisés : transport routier, transport aérien, transport maritime et fluvial et transport ferroviaire, mais également à réduire la dépendance de la France à l’égard du pétrole. Les mesures d’efficacité énergétique ont pour objectif de réduire la dépendance à plus de 90 % des transports au pétrole et aux produits pétroliers, en favorisant notamment la recherche de nouveaux carburants.

L’estimation de l’efficacité d’un mode de transport intègre à la fois l’efficacité de la transformation de l’énergie primaire en énergie utilisée (« du puits au réservoir ») et l’utilisation de l’énergie par le mode de transport en conditions réelles d’exploitation (« du réservoir à la roue »).

Pour ce faire, différentes mesures peuvent être mises en œuvre :

  • soutenir le report modal (le report modal consiste à orienter les flux logistiques utilisant des moyens de transports gros émetteurs de carbone et de particules vers des moyens plus respectueux de l'environnement) ;
  • améliorer l’efficacité énergétique des modes de transport utilisés (limiter voire réduire la consommation d’énergie des véhicules, notamment en développant de nouvelles motorisations) ;
  • entretenir et construire des infrastructures pour une mobilité durable (par exemple, construction d’infrastructures de recharge pour les véhicules électriques ou hybrides rechargeables et de stations d’avitaillement pour les véhicules circulant au GNV) ;
  • transformer l’urbanisme afin d’en augmenter la sobriété énergétique (augmentation du taux de remplissage des voitures, limitation des vitesses, diminution des tonnes-kilomètres transportés, construction de parkings à la périphérie des zones urbaines et amélioration de la disponibilité des transports en commun en centre-ville, qui mobilisent de fortes consommations).

Ainsi, la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte contient différentes dispositions sur l’efficacité énergétique des transports. Parmi les différentes dispositions, la loi impose notamment à l’État, ses établissements publics, les collectivités territoriales et leurs groupements, ainsi que les entreprises nationales pour leurs activités n’appartenant pas au secteur concurrentiel, d’acquérir des véhicules à faibles émissions de gaz à effet de serre. Elle octroie également aux véhicules à très faibles émissions, en référence à des critères déterminés par décret, des conditions de circulation et de stationnement privilégiées. Par ailleurs, elle dispose que l’État définira une stratégie pour le développement de la mobilité propre avec en particulier le déploiement d’infrastructures destinées aux carburants alternatifs, afin de réduire au minimum la dépendance des transports à l’égard du pétrole et d’atténuer leur impact environnemental.

Selon les scénarios de l’ADEME et de l’Association négaWatt, le regroupement de ces différentes mesures auraient pour effet une baisse de 6,6 % de la consommation d’énergie finale par rapport à 2010, soit 16 Mtep en 2050. Les indicateurs clés de sobriété et d’efficacité énergétique dans ces scénarios incluent une diminution des kilomètres par passagers de 20 à 25 %, une augmentation de l’efficacité énergétique des véhicules par kilomètres parcouru, une stabilisation ou légère baisse des tonnes par kilomètre transportés pour le fret et un report modal vers le rail, les transports en commun et les modes doux (déplacements à pied, en vélo, etc.).

Les différentes mesures à mettre en œuvre pour améliorer l’efficacité énergétique dans les transports

Les améliorations technologiques

Pour améliorer l’efficacité énergétique du secteur des transports, différents leviers sont utilisés :

  • l’amélioration de la performance des moteurs (thermique, électrique, hybride, pile à combustible), des accessoires et des auxiliaires (climatisation, pneus) ;
  • le développement de nouveaux types de motorisation plus propres : véhicules électriques, véhicules hybrides rechargeables et véhicules circulant au GNV et au bio-GNV. Le 1er octobre 2009, le ministère du développement durable a présenté un plan national pour le développement des véhicules électriques et hybrides avec 14 actions concrètes pour favoriser le développement de ces véhicules ;
  • l’amélioration de l’efficacité des nouveaux types de carburants (par exemple, « Total Excellium » et « BP Ultimate ») qui permettent une meilleure protection du moteur par une limitation des frottements et une diminution de la consommation de carburant ;
  • le développement de systèmes embarqués d’aide à la conduite qui favorisent un mode de conduite plus économe en énergie (éco-conduite). Ils font partie des Systèmes de transport intelligents (STI) utilisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Le développement de l’intermodalité

L’intermodalité consiste à utiliser plusieurs modes de transport au cours d’un même déplacement, favorisant les transports collectifs ou peu consommateurs en énergie.

L’intermodalité implique une meilleure gestion des flux : les différents modes de transports doivent être mieux interconnectés au niveau des stations de métro, des aéroports, des ports et des gares.

Pour le transport des marchandises, des solutions alternatives au « tout routier » sont développées : le transport combiné rail-route ou fluvial-route peut par exemple être privilégié sur les trajets de longue distance.

Dans les transports urbains des particuliers, des modes alternatifs à la voiture individuelle sont prônés : vélo, covoiturage, transports publics (création de navettes, augmentation de la fréquence de desserte en accord avec les opérateurs de transport).

La mise en place de nouvelles normes

Pour améliorer l’efficacité énergétique dans les transports, les États définissent des normes spécifiques comme, par exemple, des normes pour les pneus et les carburants et font la promotion de l’éco-conduite. En France, la formation à l’éco-conduite, qui est incluse dans l’épreuve du permis de conduire, est susceptible de générer des certificats d’économie d’énergie. En avril 2009, l’Union européenne a fixé un objectif d’émissions de CO2 pour les voitures neuves : 130 g/km pour 2012 et jusqu’à 95 g/km pour 2020. Des normes européennes (Euro 4, Euro 5, etc.) révisent régulièrement à la baisse les seuils d’émissions des principaux polluants.

Les programmes de recherche sur l’efficacité énergétique dans les transports

L’Agence nationale de la recherche (ANR) a lancé différents programmes de recherche pour accélérer les innovations en matière d’efficacité énergétique dans tous les modes de transport (deux roues, véhicule particulier, véhicule utilitaire léger, poids lourds, bus, trolleys, trams, trains, métros, etc.). Ces programmes ont pour objectifs :

  • d’augmenter l’efficacité énergétique des véhicules et des systèmes de transport et réduire leurs impacts sur l’environnement en termes de gaz à effet de serre, de polluants locaux réglementés et/ou non réglementés, et de bruit ;
  • d’augmenter la qualité, la fiabilité et la sécurité des systèmes de transports en maintenant une grande accessibilité et une haute productivité.

Ces actions sont intégrées dans le cadre du Programme de recherche et d’innovation dans les transports terrestres (PREDIT), outil de coordination des incitations pour la recherche et l’innovation dans le domaine des transports terrestres qui existe depuis le début des années 1990. Il est porté par les Ministères chargés des Transports, de la Recherche et de l’Industrie ainsi que par l’ANR, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et par BPI France Financement.

En parallèle, dans le cadre des investissements d’avenir, l’ADEME gère le programme « Véhicules et transport du futur » financé dans le cadre des Investissements d’avenir pour un montant de 1,15 milliard d’euros. Plusieurs appels à manifestation d’intérêt ont été lancés dans ce cadre : « Logistique et intermodalité » (2015), « Le véhicule dans son environnement » (2015), « Route du futur » (2015), « Dispositif d'aide au déploiement d'infrastructures de recharge pour les véhicules hybrides et électriques » (2015) sur le trafic routier mais également sur le transport maritime : « Navires du futur » (2015) ou ferroviaire : « Transports ferroviaires » (2015).

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