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Définitions

Agrégateur

Un agrégateur est un acteur intermédiaire de la chaîne de valeur sur le marché de l’électricité, qui valorise des regroupements de capacités de production et/ou de consommation afin d’offrir un service agrégé à partir de ces multiples capacités. L’agrégateur permet notamment l’accès au marché de l’énergie à des capacités qui, seules, ne pourraient y accéder, du fait d’une taille insuffisante ou des conditions de participation trop complexes.

Demand Side Management (DSM)

Terme anglais pour « Maîtrise de la demande en énergie » (MDE). Voir Maîtrise de la demande en énergie.

Demand Response (DR)

Le « demand response » désigne la participation des ressources provenant de la demande aux différents segments du marché de l’électricité. Cette participation se matérialise notamment par la possibilité pour des consommateurs de proposer de s’effacer lors de périodes de pics de prix, permettant de diminuer le recours à ces centrales de pointes chères et polluantes, ou encore de proposer au gestionnaire de réseau de modifier sa consommation à l’approche du temps réel pour aider le système électrique à faire face à un déséquilibre en production et consommation.

En français, ce terme peut se traduire par « Gestion active de la demande », « Participation de la demande » et « Réponse de la demande ».

Demande résidentielle, tertiaire et industrielle

La demande du secteur résidentiel est la consommation d’électricité des ménages. Elle correspond aux usages domestiques.

La demande du secteur tertiaire est celle relative aux activités de service : les commerces, les bureaux, etc.

La demande industrielle correspond à la consommation d’électricité du secteur de l’industrie, qui comprend les activités industrielles autres que celles de transformation de l’énergie.

Effacement de consommation

Un effacement de consommation d’électricité se définit comme l’action visant à baisser temporairement, sur sollicitation ponctuelle envoyée à un ou plusieurs consommateurs finals par un opérateur d’effacement, le niveau de soutirage effectif d’électricité sur les réseaux publics de transport ou de distribution d’électricité d’un ou plusieurs sites de consommation, par rapport à un programme prévisionnel de consommation ou à une consommation estimée.

L’effacement de consommation d’électricité n’inclut pas les variations de consommation résultant du comportement naturel ou récurrent du consommateur final.

Il est obtenu par l’opérateur d’effacement au moyen de divers procédés tels que l’utilisation d’un boîtier ou de tout autre procédé technique équivalent installé chez le consommateur final ou l’envoi à celui-ci d’un signal électronique, téléphonique ou sous toute autre forme.

(Source : Décret n° 2014-764 du 3 juillet 2014 relatif aux effacements de consommation d’électricité)

Effet rebond

L’effet rebond peut être défini comme l’augmentation de consommation en puissance (sur une courte durée) d’un site de soutirage à l’issu d’une période d’effacement. La remise en route de l’appareil effacé peut ainsi engendrer un appel de puissance électrique supérieur à son niveau initial pendant quelques instants. Ce rebond peut alors générer des contraintes sur le réseau, notamment dans le cas où une multitude d’appareils effacés seraient redémarrés de façon synchrone.

Effet report

Un effacement de consommation est temporaire et n’a pas comme vocation première de réduire la consommation globale d’électricité. La consommation effacée sera ainsi dans la plupart des cas reportée, partiellement ou totalement, à une période ultérieure, et ce dans le but d’assurer un niveau de confort équivalent au consommateur ; elle peut même parfois être anticipée, lorsque l’effacement est réalisé chez un client industriel ou tertiaire qui souhaite maintenir son niveau d’activité.

L’effet report correspond à ce surcroît d’énergie qui est consommée à la suite d’un effacement de consommation.

Illustration de l’effet report et de l’effet rebond

Source : GreenLys

Efficacité énergétique

L’efficacité énergétique est le rapport entre l’énergie directement utilisée (dite énergie utile) et l’énergie consommée (en général supérieure du fait des pertes). Le rendement a toujours une valeur comprise entre 0 et 1 (ou 0 et 100 %).

Elle s’applique à un équipement énergétique particulier, par exemple une chaudière ou une pompe à chaleur. Elle relève des qualités intrinsèques de cet équipement.

L’efficacité énergétique est exprimée par le coefficient de performance (COP) quand il s’agit de production de chaleur) et par le coefficient d’efficacité énergétique (EER) pour les appareils produisant du froid.

Les mesures d’efficacité énergétique passives : elles concernent le bâti, c’est-à-dire l’enveloppe du bâtiment. Elles évitent les déperditions en renforçant la performance technique du bâtiment (isolation, parois vitrées, etc.).

Les solutions d’efficacité énergétique actives : elles agissent sur l’exploitation et l’optimisation des flux énergétiques via l’utilisation d’appareils performants et de systèmes intelligents de mesure, de contrôle et de régulation. C’est par exemple le cas des variateurs de vitesse ou des délesteurs.

Flexibilité de la demande

La flexibilité de la demande peut être définie comme la capacité pour les consommateurs finals (domestiques, tertiaires, industriels, etc.) de moduler leur consommation par rapport à un usage normal, et ce en réaction à des signaux qu’ils peuvent recevoir.

Exemples d’applications de la flexibilité de la demande

Source : CEER et CRE

Maîtrise de la demande en énergie (MDE)

La maîtrise de la demande en énergie vise à optimiser les dépenses énergétiques des consommateurs, tout en limitant les coûts d’infrastructures publiques ainsi que les impacts sur l’environnement, dans tous les secteurs. Son objectif est double : améliorer le rendement du système électrique, au niveau de la consommation des équipements situés après le compteur et réduire les puissances de pointe, car ce sont elles qui déterminent principalement l’éventuelle nécessité de construire de nouvelles infrastructures ou de renforcer les réseaux actuels.

La maîtrise de la demande regroupe des actions d’économies d’énergie développées du côté du consommateur final, et non du producteur d’énergie (bien que ce dernier puisse y contribuer).

Maîtrise de la pointe (MDP)

Les pointes de consommation d’électricité sont par définition les périodes où la demande électrique est la plus élevée.

Il existe plusieurs types de « pointes » de consommation d’électricité. En effet, elle dépend avant tout de la période (journée, saison) et de la zone géographique observée.

La maîtrise de la pointe a pour objet de proposer des mesures pour limiter la croissance de la demande d'électricité en période de pointe, ou de parvenir à diminuer celle-ci.

Les pointes peuvent être qualifiées de mobiles, lorsque des tarifs d’utilisation du réseau électrique ont été spécifiquement conçus pour maximiser le prix de l’énergie électrique certains jours de l’année, variables d’une année sur l’autre, afin d’encourager à diminuer ou reporter sa consommation.

Mécanisme d’ajustement

RTE dispose de réserves de puissance et d’énergie mobilisables lorsque l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité est à risque (perte d’un groupe de production ou d’un élément du réseau, mauvaise estimation du niveau de consommation, etc.) : les services système (réserves primaire et secondaire) et le mécanisme d’ajustement (réserve tertiaire). Les réserves primaire et secondaire sont activées automatiquement en quelques secondes après la rupture de l’équilibre.

Que les réserves primaires ou secondaires aient été épuisées ou non, une réserve tertiaire peut être utilisée pour stabiliser la fréquence de l’onde électrique, témoin de l’équilibre entre production et consommation sur le réseau, ou anticiper un déséquilibre à venir. Son activation se fait manuellement en sollicitant les producteurs et les consommateurs connectés au réseau pour qu’ils activent des offres d’ajustement de leur production ou de leur consommation, à la hausse ou à la baisse, afin de maintenir l’équilibre entre production et consommation. Tout acteur qui dépose une offre sur le mécanisme d’ajustement a le libre choix du prix d’activation de l’offre (exception faite de la mise en place d’un plafond pour les offres déposées par les consommateurs sous contrat avec RTE).

Lorsque RTE active une offre d’ajustement à la hausse, c’est-à-dire une offre qui permet de résoudre les déséquilibres du type « production inférieure à la consommation », RTE rémunère l’acteur qui a proposé cette offre. A contrario, lorsque RTE active une offre d’ajustement à la baisse, RTE perçoit de l’acteur le prix de l’offre. Les charges et produits liés à l’activation des offres d’ajustement sont gérés par RTE au sein du compte Ajustements-Écarts, un compte de gestion qui a vocation à être équilibré : les coûts des déséquilibres sont imputés aux acteurs qui en sont à l’origine lors du processus de calcul et de règlement des écarts.

Les différents moyens à disposition de RTE pour assurer ses missions

Source : CRE

Modulation à la hausse ou à la baisse

La flexibilité de la demande se matérialise par deux principales actions du consommateur :

  • la modulation à la baisse (ou effacement), qui consiste à diminuer temporairement, sur sollicitation ponctuelle, son niveau de soutirage par rapport à un niveau attendu. Elle peut notamment être caractérisée par la coupure temporaire de certains appareils électriques chez les consommateurs, par le report de consommation, voire par le renoncement à certains usages (par exemple, actions sur le chauffage électrique ou sur le ballon d’eau chaude sanitaire chez un particulier, ou sur des machines industrielles dans les entreprises) ;
  • la modulation à la hausse, qui consiste à augmenter temporairement, sur sollicitation ponctuelle, son niveau de soutirage par rapport à un niveau attendu. Elle peut être obtenue en anticipant certains usages. Elle ne vise pas à augmenter le niveau de soutirage global, et demeure en cela compatible avec les objectifs de maîtrise de la demande en énergie.
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