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Focus sur la voiture électrique

L’année 2010 a fait la part belle au véhicule électrique, que ce soit par sa forte médiatisation lors du mondial de l’automobile, par l’engagement de l’Etat, qui a récemment lancé un Plan de développement des véhicules électriques et hybrides, ou encore par l’implication des constructeurs automobiles et des acteurs du marché de l’énergie.

Trois facteurs permettent d’expliquer ce développement. Les objectifs environnementaux fixés dans les cadres européen et national pour lutter contre le changement climatique, visant à réduire les émissions de CO2, encouragent la construction de véhicules électriques. Par ailleurs, l’industrie automobile est en crise au plan européen et a besoin d’être rénovée ; la voiture électrique apparaît comme un levier de relance et de modernisation. Enfin, un nouveau palier technologique a été franchi pour les batteries ouvrant ainsi des perspectives pour le développement à grande échelle du véhicule électrique.

Par son aide à l’achat de ces véhicules « propres » en offrant une prime de 5000 euros pour tout achat de véhicules émettant moins de 60 grammes de CO2 par kilomètres, l’Etat français soutient de facto la filière électrique : seuls les véhicules électriques ou hybrides rechargeables répondent à ce critère, même si d’énormes progrès sont faits et se feront encore en matière de véhicules thermiques.

Malgré l’engouement des industriels, deux reproches sont faits au véhicule électrique : son prix élevé et sa faible autonomie. La batterie coûte encore très cher à fabriquer et représente près de la moitié du prix d’achat du véhicule électrique. Lorsque les véhicules électriques seront produits en grande quantité, leur prix diminuera fortement. Actuellement, l’autonomie d’un véhicule électrique est d’environ 150 kilomètres, sans abuser de la climatisation, du chauffage ou de l’usage des phares. C’est déjà deux à trois fois plus qu’il y a dix ans et des progrès sont encore attendus. Cela permet d’effectuer une grande majorité des trajets, puisque la distance moyenne parcourue par les automobilistes est de 40 kilomètres. Des expérimentations menées sur de longues périodes avec des automobilistes volontaires ont d’ailleurs montré que les conducteurs adaptent naturellement leur usage du véhicule électrique à leurs besoins.

Cependant, pour que l’acte de recharge soit accepté par les automobilistes et entre dans leurs habitudes, il faut qu’il soit le plus simple et le plus sûr possible. Il est communément admis que les consommateurs devront disposer d’un point de recharge à leur domicile, en recharge dite « normale », et d’un autre point de recharge sur leur lieu de travail : en six à huit heures, une recharge complète pourra être obtenue.
Sur les voies publiques seront installées des bornes de recharge rapide. En un quart d’heure, la batterie sera chargée au tiers. Ce type de recharge demande qu’une infrastructure soit déployée sur la voie publique.
Enfin, un dernier type de recharge existe : il s’agit de l’échange de batteries, ou QuickDrop. Cette solution est peu encouragée en France, mais expérimentée en Israël et au Japon par la société BetterPlace, en partenariat avec Renault-Nissan.

Les constructeurs prévoient que la charge lente sera la plus utilisée, la charge rapide n’étant qu’une solution de dépannage : le conducteur n’attendra pas que sa batterie soit totalement vide avant de la recharger.

Au-delà de l’infrastructure, la période dans laquelle s’effectue la recharge est également importante. Il convient en effet d’éviter la recharge des véhicules électriques en période de pointe où les réseaux sont sous contrainte, l’énergie chère à produire et fournie en partie par des centrales thermiques fortement émettrices de CO2. Le bilan carbone du véhicule électrique dépend notamment du type d’installations de production mises en œuvre pour faire face au surcroît de demande d’électricité impliqué par sa recharge.





Ainsi, il est primordial de gérer intelligemment toutes les demandes de charge pour éviter un trop grand nombre de recharges de véhicules en périodes tendues pour le système électrique. Ce sera une des tâches des réseaux électriques intelligents (ou Smart grids) que d’optimiser la gestion de l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité, grâce aux systèmes de communication. Les technologies de Smart grids pourront également permettre aux véhicules électriques de jouer un nouveau rôle en matière de stockage d’énergie : l’opérateur pourra se servir de l’électricité contenue dans les batteries des véhicules au lieu de mettre en route des centrales, et recharger la batterie plus tard dans la nuit, lorsque l’électricité sera moins chère. Sous le nom de Vehicle-to-Grid (V2G – « Du véhicule au réseau »), ces technologies pourraient être opérationnelles dès 2020.

Vous souhaitez en savoir beaucoup plus sur ce sujet ? Consultez notre dossier "Les véhicules électriques"

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