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L’expérience d’un fournisseur de gaz naturel pour véhicule

Au niveau mondial, le nombre de véhicules fonctionnant au GNV (gaz naturel pour véhicule) s’élevait à 19 millions de véhicules en juin 2014, selon l’association NGV Global.

En Europe, entre 1995 et 2008, ce nombre a triplé pour atteindre plus de 1,7 millions à fin 2012. Ces chiffres devraient continuer de croître en raison notamment des réglementations de l’Union européenne en matière d’émission de CO2 pour les véhicules de tourisme et aux directives en faveur de la mobilité au gaz naturel qui consiste à disposer, dans tous les états membres, d’ici à 2020, d’une station GNC tous les 150 kilomètres et un site GNL tous les 600 kilomètres.

En France, ce sont près de 15 000 véhicules qui utilisent ce carburant pour 170 stations d’avitaillement dont 140 sont exploitées par GNVert, leader de la commercialisation et de la distribution du GNV en France depuis plus de 15 ans.

Le gaz naturel présente des atouts à la fois écologiques et économiques et s’affirme comme le carburant alternatif le plus mature et le plus économique pour « rouler propre » et ainsi répondre aux exigences croissantes des collectivités et de la logistique.

Les carburants

  • Le GNV (Gaz naturel véhicule) : cette dénomination englobe les différentes versions de gaz naturel utilisé comme carburant et ce, sans distinction du mode de stockage : comprimé (GNC) ou liquéfié (GNL). Le bilan carbone global des motorisations au GNV est le meilleur de toutes les motorisations, il permet une réduction des émissions de 97 % pour les particules fines, de 25 % pour le CO2 par rapport à l’essence (et de 10 % par rapport au diesel), et de 85 % pour les oxydes d’azote (NOx). Les motorisations au GNV sont deux fois moins bruyantes (- 3 décibels) que les motorisations classiques ce qui leur permet de respecter les normes antibruit (ex : Piek) de plus en plus exigées pour les livraisons en milieu urbain.
  • Le GNC (Gaz naturel comprimé) : c’est la version comprimée du GNV. Il s’agit de gaz naturel d’origine fossile essentiellement composé de méthane et comprimé à 200 bars pour son stockage dans les réservoirs des véhicules.

    Le bioGNC ou biométhane carburant est la version renouvelable du GNC, issu de la méthanisation de déchets fermentiscibles (déchets agricoles, agroalimentaires, ménagers, boues de stations d’épuration, etc.). Il possède les mêmes qualités environnementales que le GNC mais, en raison de son origine renouvelable, avec des émissions de CO2 réduites de 97 % par rapport au diesel. Ce bilan carbone exemplaire en fait un véhicule aussi décarboné qu’un véhicule électrique utilisant une énergie d’origine renouvelable (éolien, photovoltaïque, etc.).

    La boucle vertueuse du biométhane

    Selon les prévisions de l’agence française de l’environnement et de la maîtise de l’énergie (ADEME), à l’horizon 2050, 45 % de l’énergie consommée dans les transports en France pourrait provenir du gaz et en bonne partie du biogaz.

  • Le GNL (Gaz naturel liquéfié : c’est la version liquéfiée du GNV, refroidie à −163 degrés Celsius. Cette forme liquide permet d’accroître l’autonomie des véhicules (jusqu’à 1 000 kilomètres). Elle est dès lors, la solution adaptée principalement aux longues et moyennes distances. Le GNL possède les mêmes qualités environnementales que le GNC.

Les stations de distribution

  • Les stations publiques GNC / BioGNC : elles s’adressent aux professionnels disposant d’un ou plusieurs véhicules au gaz naturel (du véhicule léger au poids lourd). Le paiement du GNC s’effectue par badge, pour les professionnels ayant souscrit un contrat (permet, entre autres, un suivi des consommations et une facturation mensuelle) ou par carte de crédit.
  • Les stations publiques GNL / GNC : destinées principalement aux poids lourds pour le transport de marchandises moyennes et longues distances. La distribution du gaz peut se faire sous sa forme liquéfiée ou compressée. Le mode de règlement est le même que pour les stations publiques GNC / BioGNC.

  • Le Gaz Naturel Comprimé (issu du réseau de distribution)

  • Les stations dédiées : destinées aux entreprises ou aux collectivités disposant d’une flotte importante de véhicules (poids lourds, bus, bennes à ordures ménagères, véhicules utilitaires légers (VUL) et véhicules légers (VL)) et souhaitant disposer d’un accès privatif à une station.
    Il est parfois possible de mutualiser ultérieurement l’installation entre plusieurs utilisateurs tout en conservant un accès contractualisé et organisé en fonction des tournées des flottes de véhicules.

  • Le Gaz Naturel Liquéfié

Les atouts du gaz naturel pour véhicules

Face à la montée en puissance des enjeux et des défis à relever en matière de qualité de l’air et au cri d’alarme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui montre à travers une étude (publiée en avril 2015 par le bureau régional de l'OMS pour l'Europe) qu’en Europe, la pollution de l’air a provoqué 600 000 décès prématurés et maladies en 2010. Le coût économique correspondant a été évalué à environ 1 420 milliards d’euros par an, soit l’équivalent de 10 % du produit intérieur brut (PIB) de l'ensemble de l’Union européenne. Pour la France seule, le coût des décès imputable à la pollution de l’air s’élève à 48 milliards d’euros par an, soit 2,3 % du PIB national. Il est alors important de rappeler les multiples atouts du gaz naturel carburant :

  • l’atout technique : c’est une solution fiable et éprouvée depuis plus de 15 ans. Les stations de distribution sont soumises à des règles de sécurité très strictes. Désormais la plupart des constructeurs de véhicules propose une gamme au gaz naturel. Les véhicules GNC/BioGNC sont des véhicules à basses émissions, au même titre que les véhicules électriques et hybrides rechargeables et sont complémentaires en termes de prix, d’autonomie et d’usage ;
  • l’atout environnemental : les mesures d’homologation des constructeurs de véhicules montrent que ce carburant est une réponse qui va au-delà des exigences de la norme Euro VI applicable depuis janvier 2014 pour les poids lourds. De plus, des mesures récentes effectuées sur des trajets réels montrent que les véhicules au gaz naturel consomment jusqu’à 15 % de carburant de moins qu’un véhicule diesel, et un bilan CO2 neutre avec du BioGNC, comparé à une motorisation diesel. Enfin, un moteur au gaz naturel est deux fois moins bruyant (- 3 décibels) qu’un moteur diesel et produit également moins de vibrations pour un meilleur confort de conduite.

Deux autres atouts s’inscrivent dans le développement de cette filière :

  • l’atout économique avec un coût du carburant stable et un développement des ressources en biométhane. En concertation avec les acteurs, l’ADEME, envisage à horizon 2030, 1400 installations d’injection produisant 30TWh injectés dans le réseau soit 10 % de la consommation de gaz. De quoi faire rouler 200 000 véhicules lourds au BioGNC et ainsi faire l’économie de 2,5 millions de tonnes de pétrole importé et 8 millions de tonnes de CO2. Enfin, un prix de détention global du véhicule (TCO : Total Cost of Ownership) plus avantageux que celui d’une motorisation diesel ou électrique ;
  • l’atout politique permettant l’attractivité des territoires, la gestion de la qualité de l’air et du bien-être des administrés. Le biométhane, source d’énergie renouvelable, contribue au développement d’une économie circulaire vertueuse avec la création d’emplois locaux et non délocalisables.

Les segments de marché et domaines d’activité

Pour apporter des solutions durables de mobilité aux collectivités territoriales et aux entreprises, quatre segments de marché principaux sont identifiés :

  • le transport de personnes : à ce jour, 70 % des villes françaises de plus de 200 000 habitants utilisent le GNV pour leur flotte de transports en commun soit environ 1 bus sur 10.
  • la propreté urbaine : à Paris, plus des 2/3 des véhicules de collecte sont alimentés au GNV ;
  • le transport de marchandises moyennes et longues distances : c’est le segment qui connait actuellement la plus forte croissance aussi bien en GNC qu’en GNL.
  • les flottes légères avec environ 10 000 véhicules utilitaires légers (VUL) et véhicules légers (VL).

Des solutions innovantes

Des projets innovants et importants pour le développement de la filière ont été développés ou sont en cours :

  • 2012 - Le lancement de la filière biométhane en octobre 2012 avec l’ouverture par GNVert de la 1ère station publique d’approvisionnement en biométhane à Morsbach (Moselle). Un projet global permettant le développement d’énergies renouvelables et la réduction des émissions de gaz à effet de serre à partir de la valorisation des déchets ménagers par méthanisation. Ce projet constitue un bel exemple d’économie circulaire vertueuse ;
  • 2014 - Le Projet Equilibre est une démarche collaborative et transversale, autour du transport routier de marchandises français, pour permettre à ce dernier de retrouver compétitivité et rentabilité, en respectant les préceptes du développement durable.
    Le vecteur principal est le choix d’une autre énergie, capable de répondre aux nouvelles exigences du secteur. Cette énergie est le gaz naturel pour véhicule, de par sa pluralité d’approvisionnement (fossile, renouvelable), son faible impact sur l’environnement, son attrait en termes économiques et sa perspective d’évolution plus intéressante que le diesel. La piste suivie par le projet Equilibre est le changement de carburant utilisé, à savoir la transition du diesel vers le gaz naturel pour véhicule. Dans ce cadre, une dizaine de poids lourds de technologie Dual Fuel, Full Gas alimentés en gaz naturel compressé (GNC) ou GNL seront mis en circulation ;
  • 2015 - L’Union européenne a démarré en 2013 le programme « Blue Corridors » visant à lancer la filière GNL au niveau européen et développer le maillage nécessaire au transport longues distances en Europe. Le projet prévoit la mise en œuvre de 14 nouvelles stations de GNL entre 2013 et 2017 permettant aux transporteurs de disposer en moyenne d’une station tous les 600 kilomètres. Au cours de l’année 2015, GNVert ouvrira 3 stations GNL/GNC à Paris, Lyon et Nîmes.
    Parallèlement, la Directive Européenne sur le déploiement d’une infrastructure pour carburants alternatifs établit un cadre commun de mesures visant à déployer dans l'Union des infrastructures destinées aux carburants alternatifs afin de réduire au minimum la dépendance des transports à l'égard du pétrole et d'atténuer leur impact environnemental. Elle fixe des exigences minimales pour la mise en place de points de ravitaillement en gaz naturel avec une volonté de mailler les grandes agglomérations à horizon 2020 et le réseau central à horizon 2025 (tous les 150 km pour le GNC et tous les 400 km pour le GNL).

Les freins au développement

À l’heure de la transition énergétique, plusieurs défis sont à relever :

  • l’évolution de la fiscalité : les solutions de gaz naturel pour véhicule sont fiables et techniquement matures. Le GNL, quant à lui, permet de répondre aux exigences d’autonomie requises pour le transport de marchandises sur de longues distances. Malgré le durcissement des normes sur les émissions de polluants locaux (particules fines, NOx, etc.) qui ont mis l’usage du gaz naturel comme carburant sur le devant de la scène, le développement de la filière ne pourra être assuré sans une vision claire de l’évolution de la taxation de ce carburant vertueux, sur une période suffisante, pour permettre aux différents acteurs de la filière de pérenniser leurs investissements. Pour cela, des mesures d’accompagnement, déjà mises en place dans certains pays européens, avec un engagement, couvrant une période de 10 ans, de conserver un écart constant entre les taxes sur le diesel et le GNV permettraient de soutenir le développement de la filière ;
  • Les installations d’avitaillement au GNV sont soumises à la réglementation sur les installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE). Localement ce sont les services de l'inspection des installations classées au sein des DREAL ou des directions départementales de protection des populations des préfectures qui font appliquer, sous l'autorité du préfet de département, les mesures de cette réglementation. L’instruction de ces dossiers d’autorisation rend les projets longs à mettre en place et freine le déploiement des stations de distribution.
    L’adaptation des seuils actuels de déclaration et d’autorisation ainsi que l’ajout d’un niveau d’enregistrement sont des mesures qui pourront rapidement favoriser le déploiement du maillage de stations de distribution de gaz naturel pour véhicule en France selon les exigences de la Directive européenne sur les Carburants Alternatifs.

Depuis 1998, GNVERT, filiale du Groupe ENGIE, met toute son expertise au service des entreprises et des collectivités locales afin de proposer des solutions sur mesure de mobilité durable. GNVERT est le leader en France des solutions d’avitaillement en carburants alternatifs (GNC, BioGNC, GNL, Hydrogène…) et exploite 140 stations.
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