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Présentation de l’expérience de Lille Métropole en matière de Biométhane

Le projet de développement d’une flotte d’autobus entièrement motorisée au gaz avec une contribution d’énergie renouvelable a commencé en 1991 à Lille. Aujourd’hui les 420 autobus roulent au bio-GNV avec une production de biométhane à partir des déchets ménagers qui est injectée puis conduite au dépôt d’autobus de la métropole à Sequedin après réinjection dans le réseau GRDF.

Le projet a été le lieu de génération des expériences européennes (France, Suède, Suisse, etc.) de développement :

  • de la conception technique des réservoirs, moteurs dédiés et des autobus GNV,
  • de la production de biométhane à qualité réseau et de l’injection sur le réseau d’énergie après vingt ans de démonstration technique et réglementaire,
  • de l’optimisation des stations de compression et de distribution de carburant pour des flottes d’autobus, de bennes à ordures et de véhicules de service,
  • de la sécurité des ateliers de maintenance et de la gestion des incidents d’exploitation en lignes de transports en commun,
  • de la maîtrise des coûts d’exploitation à un niveau inférieur à ceux du diesel.

Plusieurs programmes européens (Thermie, Biogazmax), la Région Nord-Pas de Calais et l’ADEME ont soutenu cette initiative de Lille Métropole. La réinjection de biométhane a toujours été l’objectif écologique de contribution du projet lillois à l’insertion d’énergie renouvelable dans les réseaux d’énergie.
La première phase a été de produire du « Bon Méthane » à partir de biogaz brulé en torchère sur la station d’épuration des eaux usées de Marquette-lez-Lille. Un procédé d’épuration du biogaz en biométhane fut alors mis en place pour atteindre à une concentration de méthane de 97 %.

Après autorisation administrative d’utilisation du carburant en 1994 et vérification de la qualité produite sur dix ans, un centre de valorisation des ordures ménagères (CVO) d’un million d’habitants a été construit en 2004 en parallèle d’un dépôt de cent cinquante autobus et un centre d’une centaine de bennes à ordures. Le but de cette infrastructure complexe autour du CVO était d’absorber dans toutes les conditions d’exploitation (périodes de congés, incidents techniques, conflits sociaux, etc.) une production journalière à terme de biométhane équivalente au carburant pour une centaine de poids lourds.

La première autorisation administrative de réinjection de biométhane dans les réseaux français de gaz naturel a été accordée à Lille Métropole après plusieurs années de contrôle de la qualité du gaz et de la sûreté des procédés d’épuration du CVO.
Lorsque la réinjection a été possible en 2011, cela a permis de mettre hors service d’importants stockages de biométhane sur le site de production du CVO et de réduire les aléas d’une double livraison de biométhane et de gaz naturel à la station carburant des autobus.

Pour la filière biométhane en France, cela a permis d’engager d’autres projets, de production et de réinjection de biométhane à partir de déchets ou de stations d’épuration avec une flotte de véhicules comme à Forbach ou sans infrastructure de véhicules comme dans la plupart des projets de méthanisation agricole qui ont suivis.

Depuis la publication du tarif de rachat de biométhane, de nombreux porteurs de projets ce sont manifestés auprès de GRDF. Des tarifs attractifs pourraient fortement développer l’usage de la production de biométhane avec simple réinjection.
Dans les travaux en cours de normalisation européenne de la qualité du gaz naturel et du biométhane à réinjecter, les pays qui ont partagé l’expérience du GNV sont attachés à des niveaux de qualité supérieurs aux standards de réinjection. Cette situation conduit à l’élaboration de deux projets de normes complémentaires pour ne pas pénaliser les projets de simple réinjection.

Cependant dans les études de projets, le gestionnaire du réseau de distribution de gaz naturel comme les collectivités territoriales ont intérêt à développer l’usage du gaz carburant bio-GNV pour équilibrer au mieux la production et la consommation du gaz.

Docteur en physique-chimie de la pollution atmosphérique et conseiller de la Délégation aux risques majeurs auprès du Premier Ministre en 1982, Marc Jean Mestrel anime depuis 2002 une société d’expertise européenne des transports propres à énergies renouvelables, agréée en France, Suède, Suisse, Allemagne, Belgique, Islande et Royaume Uni. De 1991 à 2015, il a assisté la maîtrise d’ouvrage de Lille Métropole dans la construction et l’exploitation des infrastructures de production du biométhane et de Transports par autobus bio-GNV.
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