Haut de page

Accueil » Tous les dossiers » Le gaz naturel pour véhicules (GNV)

GRDF, acteur de la transition énergétique engagé pour la mobilité durable

Dans le cadre des travaux destinés à traiter la demande en énergie de la France, l’évolution du secteur « mobilité et transports » a été identifiée comme une des clefs de la réalisation de l’ambition « Facteur 4 » à horizon 2050, consistant à diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre. S’appuyant notamment sur la vision de l’ADEME et sur le scénario GRDF 2050, qui a été partagé dans le cadre du Débat national sur la transition énergétique, le principal distributeur français de gaz naturel promeut une solution qui s’est imposée dans de nombreux pays : le Gaz naturel pour véhicules (GNV) et sa version renouvelable produite à partir de déchets, le biométhane carburant (bio-GNV). Le méthane est en effet un carburant émettant de très faibles quantités de polluants locaux et qui contribue ainsi efficacement à lutter contre la pollution de l’air. Par ailleurs, l’utilisation de bio-GNV réduit de 80 % les émissions de CO2 par rapport aux carburants traditionnels (Source : Données de consommation des constructeurs de véhicules, facteurs d’émissions du bilan Carbone de l’Ademe pour les combustibles classiques, Ecoinvent pour le biométhane).

Les acteurs de la filière sont également associés à cette démarche : Association française du GNV (AFGNV), constructeurs de véhicules, concessionnaires, équipementiers, garagistes, compressoristes, vendeurs de carburants afin de disposer d’offres adaptées aux besoins de leurs clients.

Enfin, dans le cadre de sa mission de service public, GRDF porte intrinsèquement la responsabilité de promouvoir les usages du gaz, quand cela est possible et adapté. La pérennité du modèle économique du distributeur est en effet fondée sur l’augmentation du nombre de clients afin de permettre une répartition des coûts fixes et une diminution de son tarif. La recherche de relais de croissance des volumes de gaz naturel consommés en France est donc un véritable enjeu. La mobilité au GNV et bio-GNV offre un potentiel de développement important car elle représente un gisement conséquent d’utilisation du réseau de gaz naturel associé à des taux de renouvellement élevés pour l’ensemble des gammes de véhicules (véhicule légers, poids lourds, bennes à ordures ménagères, véhicules utilitaires, bus).

Qu’est-ce qu’une station GNV pour le distributeur de gaz ?

La filière GNV repose sur des technologies matures qui sont déjà déployées dans de nombreux pays de par le monde. À titre d’exemple, certains pays européens disposent d’infrastructures conséquentes : 990 stations publiques sont opérationnelles en Italie et 840 en Allemagne. Fin 2014, la France comptait 300 stations, dont seulement 40 publiques, et 13 500 véhicules circulant au GNV contre 880 000 en Italie.

Le potentiel du GNV est très grand mais celui-ci, comme tout autre carburant, requiert une chaîne de distribution efficace et adaptée pour être utilisé et s’imposer face aux alternatives que sont les autres énergies fossiles. Par sa fiabilité, sa répartition sur l’ensemble du territoire et ses capacités disponibles, le réseau de distribution de gaz naturel de GRDF répond parfaitement à ce besoin. Par ailleurs, il permet de réduire drastiquement la consommation de CO2 de la chaîne d’approvisionnement au regard d’autres carburants approvisionnés par camion.

Du point de vue de GRDF, une station GNV ne présente que peu de différences par rapport à ses autres clients. D’une part, elle se caractérise principalement par un compresseur qui se comporte comme un usage industriel classique : il soutire un volume de gaz comparable selon un profil de consommation non thermosensible, c’est-à-dire qu’il ne variera que très peu selon la saison.

D’autre part, les règles de raccordement d’une station GNV sont les mêmes que dans le cas de tout autre client aux usages traditionnels. Ainsi, des conditions économiques et techniques doivent être réalisées pour procéder à un raccordement :

  • le raccordement doit être économiquement pertinent pour la collectivité. Calculée selon une règle de bénéfices sur investissement (B/I) conformément au décret du 28 juillet 2008, la rentabilité du raccordement pour la collectivité doit être assurée. La distance au réseau en est le premier élément déterminant puisque le coût des travaux y sera proportionnel. Le bureau d’études de GRDF commence donc par déterminer quel sera l’investissement de GRDF et ce qui reviendra à la charge du demandeur. Si la rentabilité du raccordement est assurée, l’éventuelle extension de réseau est intégralement prise en charge par GRDF. Ce paramètre n’est généralement pas limitant pour le développement du GNV étant donnée l’étendue de la couverture géographique du réseau existant ;
  • les nouveaux raccordements ne doivent pas perturber la dynamique du réseau. La continuité d’acheminement et de livraison doit être assurée dans toutes les conditions de température. Un calcul du débit dans les réseaux aux températures les plus froides rencontrées tous les 50 ans est effectué par le bureau d’étude de GRDF. La continuité d’acheminement de l’ensemble des clients de la zone conditionne la faisabilité du raccordement.

Les performances technico-économiques du méthane carburant et la politique de développement et de diversification des usages du gaz poussent ainsi GRDF à se positionner en moteur de la filière GNV. GRDF accompagne les porteurs de projets en les aidant à identifier les meilleures solutions de raccordement et les emplacements les plus intéressants économiquement.

Rouler au GNV c’est déjà en partie rouler au bio-GNV aujourd’hui

Le biométhane carburant (bio-GNV), un biocarburant issu de la méthanisation des déchets.

Le biogaz est une énergie triplement vertueuse puisqu’il permet de :

  • valoriser des déchets, ce qui limite leur impact environnemental en évitant les émissions de GES dans l’atmosphère ;
  • diminuer le recours aux énergies fossiles en se substituant dans le cas du bio-GNV à des carburants importés ;
  • substituer des engrais chimiques par le digestat, partie résiduelle solide de la méthanisation servant d’engrais naturel.

Produit de la même manière que le biogaz (par la méthanisation des déchets organiques d’origine agricole, industrielle ou urbaine), le biométhane subit une étape d’épuration supplémentaire pour égaler la qualité du gaz naturel. Il peut ainsi être injecté dans le réseau de gaz naturel et/ou utilisé comme carburant dans des véhicules circulant au GNV.

En raison de sa taille et de l’importance des secteurs agricole, élevage et agroalimentaire, la France présente le premier potentiel d’Europe en matière de production de biométhane, avec un gisement technique théorique de 200 TWh. À court terme, les prévisions issues des projets enregistrés à date par les gestionnaires d’infrastructures aboutissent à 4,1 TWh en 2020, soit 200 sites en opération. À moyen terme, les scénarios prospectifs de l’ADEME vont de 12 TWh (500 sites) pour un scénario tendanciel en 2030 à 30 TWh (1 400 sites) pour un scénario volontariste, permettant de conforter l’objectif inscrit dans la loi pour la transition énergétique et la croissance verte de 10 % de gaz renouvelable dans la consommation finale de gaz à cet horizon

Si, depuis plus de vingt ans, en France, de nombreuses flottes publiques fonctionnent au GNV et si près de la moitié des villes de plus de 100 000 habitants l’utilisent pour leurs bus ou bennes à ordures ménagères, le développement du biométhane et du bio-GNV renforce cet intérêt. Ainsi, le Syndicat de déchets de Moselle-Est (Sydeme) assure la collecte des déchets par des camions fonctionnant au bio-GNV, produit à partir de ces mêmes déchets, dans une logique d’économie circulaire.

Le bio-GNV : GRDF accompagne la meilleure valorisation du biométhane

Au-delà des performances intrinsèques de la mobilité au gaz, l’usage carburant du biométhane est – avec certaines consommations industrielles – un véritable facilitateur au profit du développement des projets de méthanisation sur l’ensemble du territoire, et ce même dans les zones à faible consommation estivale. En effet, une station GNV induit une consommation de gaz naturel régulière tout au long de l’année, et notamment dans les périodes estivales. Du point de vue du réseau, cela rend possible l’injection de biométhane en assurant des débouchés à l’énergie ainsi injectée, même en dehors des périodes de chauffe hivernale.

Par ailleurs, l’utilisation du biométhane sous forme de carburant permet aux collectivités locales de s’inscrire dans une démarche d’économie circulaire en consommant le biométhane localement, sur le territoire d’où proviennent les déchets. À Forbach par exemple, la collectivité territoriale fait rouler 33 véhicules assurant notamment la collecte des déchets avec le biométhane issu des déchets collectés.

Enfin, le réseau de distribution appartient aux collectivités locales. Le développement des véhicules roulant au gaz naturel et au biométhane carburant permet de valoriser durablement ce patrimoine par le développement de nouveaux usages.




Cette fiche a été rédigée par GRDF



«Page 6 de 17»

Rechercher

Se tenir informé

Abonnez-vous à notre liste de diffusion pour être informé régulièrement des mises à jour du site.

S'abonner

Participer au site

Vous souhaitez participer à notre site ou réagir à un dossier, contactez-nous dès aujourd'hui.

Nous contacter

Les forums de la CRE

La CRE organise des forums, associés à chaque nouveau dossier, pour donner la parole aux experts des Smart grids.
Se tenir informé des prochains forums

Nos contributeurs

Notre site se nourrit aussi de vos contributions. Nous tenons donc à remercier "Innhotep" qui fait partie de nos 172 contributeurs.
Découvrir nos contributeurs