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Les projets en France

Île-de-France : Le démonstrateur énergétique de Marne-la-Vallée

L’établissement public d’aménagement de Marne-la-Vallée, EPAMARNE, a signé un partenariat avec EDF, ERDF et Dalkia afin de concevoir le premier démonstrateur énergétique à grande échelle en Île-de-France, fondé sur un système de Smart grid électrique et thermique.

Déployé sur un vaste périmètre comprenant la Cité Descartes, la future station du Grand Paris Express à Noisy-Champs et les quartiers d’habitat et d’activités environnants, ce projet a pour objectif :

  • d’optimiser en temps réel de la production d’énergie en fonction des besoins du quartier ;
  • de mobiliser les énergies renouvelables locales afin de produire électricité et chaleur ;
  • d’accroître les économies d’énergie.

Ce projet fait partie du programme « Ecocité ». Piloté par l’EPAMARNE, ce projet est mené en partenariat avec EDF, ERDF et Dalkia, le laboratoire d’excellence Futurs urbains et le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB).

Pour en savoir plus :

Consulter le point de vue de Vincent Pourquery de Boisserin, Directeur général de l’EPAMARNE

PACA : le réseau de chaleur de Roquebrune-Cap-Martin alimenté par une station d’épuration

Situé sur la commune de Roquebrune-Cap-Martin, l’éco-quartier CAP AZUR a été lancé en 2011 par la commune, la communauté d’agglomération de la Riviera Française (CARF) et l’Établissement public foncier de la région PACA (EPF PACA).

Il se caractérise par son système de récupération de la chaleur dans les eaux de la station d’épuration de la commune. L’eau, légèrement tiède (environ 15 à 20 °C à la sortie de la station), est récupérée au lieu d’être jetée à la mer et transmise via des échangeurs à un circuit d’eau appelé « boucle d’eau tempérée ». Elle est ensuite convertie grâce à des pompes à chaleur en chauffage (eau à 45 °C), en eau chaude sanitaire (65 °C) ou en source de refroidissement des 7 bâtiments basse consommation du projet. Ce système permet de produire 4 kWh de chaud et/ou 4,5 kWh de froid pour seulement 1 kWh d’énergie électrique consommé pour la valorisation des calories prélevées.

Pour encore plus d’efficacité énergétique, la chaleur des eaux usées venant des appartements sera récupérée et utilisée pour le préchauffage d’eau chaude sanitaire.

Les différents équipements du réseau de chaleur seront reliés par un système qui permettra de suivre le fonctionnement des installations et de les piloter à distance permettant ainsi d’ajuster la production de chaleur et de froid aux besoins réels des bâtiments.

Le système permettra également de gérer la demande d’énergie de l’écoquartier en période de pointes de consommation, grâce à l’effacement du chauffage et la production d’eau chaude dans certaines parties de l’éco-quartier pour en faire fonctionner d’autres. Cette technique est rendue possible grâce aux installations de stockage d’eau et à l’inertie de bâtiments basse consommation.

Piloté par EDF, ce projet rassemble Bouygues Immobilier et Veolia.

Aquitaine : l’éco-quartier GINKO du lac à Bordeaux



Situé à Bordeaux, l’éco-quartier GINKO aménagé par Bouygues Immobilier compte 2 200 logements et différents locaux publics (écoles, collège, gymnase, centre commercial) couvrant 32 hectares.



Cet écoquartier se caractérise par son réseau de chaleur intelligent, la boucle d’eau tempérée qui alimente le pôle commercial et les bureaux et les panneaux photovoltaïques qui assurent une partie de la production d’énergie.

Le réseau de chaleur intelligent

Géré par Cofely et d’une longueur de 5,2 km, le réseau de chaleur collectif de l’éco-quartier Ginko est alimenté uniquement par de la chaleur 100 % renouvelable (80 % de biomasse bois et 20 % de biomasse huile). Le réseau de chaleur assure le préchauffage de l’eau chaude sanitaire, complété par des panneaux solaires thermiques en fonction de l’orientation des bâtiments.

Afin de suivre au plus près les consommations et les usages et piloter la performance énergétique de l’éco-quartier, un système intelligent incluant télérelève, télésurveillance et télépilotage des installations a été installé sur l’ensemble du réseau. Le système s’appuie sur une gestion technique centralisée (GTC), intégrée à une plate-forme de supervision pour garantir une efficacité et une réactivité maximales.

La boucle d’eau tempérée

Le pôle commercial Ginko et les bureaux sont également alimentés par une boucle d’eau tempérée (entre 20°C et 35°C) pour assurer leur rafraîchissement. Ce procédé repose sur l’échange et la récupération d’énergie produite à partir de pompes à chaleur. Cette technique permettra de favoriser le bilan environnemental et économique de l’éco-quartier.

Un dispositif pédagogique pour sensibiliser les habitants

Cofely Services a mis en ligne un site internet (http://ginkobordeaux.reseau-chaleur.com) permettant notamment aux riverains de comprendre leur système de production d’énergie et leur facture énergétique.

Les travaux des installations de production énergétiques ont démarré en janvier 2011 et leur exploitation a débuté en juin 2012.

Le coût du projet s’élève à 6,6 millions d’euros, dont 1,7 million d’euros financés par l’ADEME, 265 000 euros financés par le FEDER et 265 000 euros financés par le Conseil régional d’Aquitaine.

La conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance pendant 18 ans seront assurés par Cofely et Bouygues Immobilier.

Île-de-France : Le réseau de chaleur de Val d’Europe : récupération de la chaleur d’un data center pour chauffer une zone de 600 000 m2

Un data center de 10 000 m2 consomme autant d’électricité qu’une ville moyenne de 50 000 habitants. Déjà élevée, leur consommation électrique est passée de 300 W/m2 au début des années 2000 à plus de 1 500 W/m2 aujourd’hui. Il est donc intéressant du point de vue économique et environnemental de récupérer la chaleur dégagée par ces procédés et de la réutiliser.

C’est le choix fait à Val d’Europe (77). Inauguré en 2012, le réseau de chaleur du Val d’Europe récupère la chaleur produite par les serveurs informatiques d’un data center, la valorise grâce à un échangeur pour réchauffer l’eau du réseau de chauffage, avant de la distribuer jusqu’aux bâtiments raccordés comprenant une piscine et une pépinière d’entreprises (près de 6 000 m2 au total). Mais grâce au data center, le réseau de chauffage pourrait alimenter près de 600 000 m2. Un parc d’entreprise, des hôtels, une ZAC et des logements seront bientôt alimentés par ce réseau.

Dans les bureaux de la pépinière, l’eau, chauffée par la chaleur dégagée par le data center, circule dans le plafond sous des panneaux blancs rayonnants.

Le système est doté d’installations de secours fonctionnant au gaz naturel.

Dalkia a financé la plupart des coûts d’installation (réseau, échangeur thermique), soit près de 4 millions d’euros.

Île-de-France : Le réseau de chaleur de Ris-Orangis : chauffage et rafraîchissement d’un écoquartier assurés par la biomasse et la géothermie basse profondeur

Situé sur les terrains de l’ancien Service des Alcools, de ses entrepôts et de son lac attenant à Ris-Orangis (91), l’éco-quartier des Docks de Ris représente une superficie de 18 ha desservis par un réseau de chaleur. Afin de valoriser les ressources naturelles, le réseau de chaleur de l’éco-quartier repose sur deux ressources énergétiques différentes : la biomasse (chaufferie au bois) et la géothermie très basse température couplée à des pompes à chaleur. Une centrale photovoltaïque d’une surface d’environ 1500 m² a également été installée sur la toiture de la plus grande des halles. Ces différentes sources d’énergie renouvelable fournissent 60 % des besoins en énergie de l’éco-quartier.

L’aménageur de l’éco-quartier, l’AFTRP, a signé en décembre 2010 avec l’opérateur Dalkia un contrat de concession d’une durée de 24 ans. Dalkia conçoit, finance, réalise et exploite le réseau pendant la durée de la concession, en maintenant un prix cohérent avec les autres énergies et stable dans le temps, car très peu dépendant du coût du kWh électrique ou fossile. Il ne s’agit pas d’une délégation de service public, mais d’un nouveau montage juridique : une association foncière urbaine libre (AFUL). Elle a été créée pour assurer la gestion du réseau concédé à l’opérateur Dalkia.

En 2010, ce projet a été lauréat de l’appel à projet « nouveaux quartiers urbains » organisé par le Conseil régional d’Île-de-France.

Pour en savoir plus :

Site Internet des Docks de Ris

Alsace : La centrale géothermique de Rittershoffen pour alimenter en chaleur un procédé industriel

Baptisé Exploitation de la chaleur d’origine géothermale pour l’industrie (ECOGI), le projet situé à Rittershoffen a pour objectif de mettre en place une centrale géothermique alimentant pendant au moins vingt ans un procédé industriel de l'usine Roquette Frères, un groupe industriel spécialisé dans la transformation des céréales.

Prévue pour être opérationnelle en 2015, la centrale géothermique de Rittershoffen a été inaugurée en octobre 2012 par le forage d’un premier puits. Un deuxième puits a été creusé en 2013 pour réaliser une boucle de convection de l'eau. Il s’agit d’aller puiser l’eau à 2 500 mètres de profondeur. Dans la centrale de production, un échangeur transférera la chaleur de l'eau du circuit géothermique primaire, saturée de sel, à la boucle d'eau douce secondaire qui alimentera l'usine, située à 15 kilomètres de la centrale, via une canalisation enterrée et calorifugée. L'eau y passera de 160 °C à 75 °C après valorisation de sa chaleur par les différentes installations : amidonneries, glucoserie, éthanolerie et autres ateliers de transformation. Le circuit secondaire de 30 kilomètres représente à lui seul plus du tiers de l'investissement.

Avec une puissance cible estimée à 24 mégawatts thermiques (MWth) et le renfort d’une chaudière biomasse, la chaleur géothermique permettra à l’usine de passer de son alimentation 100 % gaz à un mix énergétique constitué pour 75 % d’énergies renouvelables (50 % d’origine biomasse, 25 % d’origine géothermale).

Ce système permettra de couvrir 30 % des besoins en chaleur du site et, donc, de remplacer 16 000 tonnes équivalent pétrole par an (soit 39 000 tonnes de CO2).

D’un montant de 45 millions d’euros, le projet est financé à hauteur 25 millions d’euros par le Fonds chaleur de l’ADEME.

Le projet ÉCOGI rassemble trois acteurs : le groupe industriel Roquette Frères, spécialisé dans la transformation d’amidon, Electricité de Strasbourg (ES, groupe EDF) et la Caisse des dépôts et consignations.

Pour en savoir plus :

Présentation du premier forage, Electricité de Strasbourg

Île-de-France : Meaux, le premier réseau de chaleur géothermique de France

Depuis 1982, la ville de Meaux exploite la géothermie pour alimenter son réseau de chaleur. Elle est la première ville française à avoir fait ce choix dans les années 1980. L’exploitation, gérée par le Syndicat mixte pour la géothermie de Meaux, fait l’objet d’une délégation de service public attribuée à la société Energie Meaux.

La ville dispose aujourd’hui du réseau de chaleur géothermique le plus important de France. L’installation puise sa chaleur dans la nappe phréatique du bassin parisien nommée Dogger. Cette nappe s’étend sur 15 000 km² et à Meaux elle a une profondeur d’environ 2000 mètres, sa température varie entre 65 °C et 75 °C. Meaux compte deux sites de production : le Quartier Beauval avec six puits et le Quartier Hôpital avec deux puits. En 2013, trois nouveaux puits ont été forés.

Aujourd’hui, plus de 15 000 logements, sur les 21 000 logements que compte la ville, sont alimentés par ce réseau (75 % de la chaleur produite). L’hôpital, certains bâtiments municipaux et de nombreux groupes scolaires bénéficient également du chauffage par géothermie.

Languedoc-Roussillon : RiDER : une gestion multi-énergies et multi-bâtiments Porté par IBM avec l’appui de centres de recherche publics et d’industriels, le projet RiDER porte sur le développement des échanges inter-bâtiments d’énergies provenant de sources diverses (classiques, renouvelables et fatales, sous forme thermique et électrique). Le projet repose sur les interactions entre plusieurs domaines (TIC, énergies, infrastructures, comportement humain). Des sites pilotes à Montpellier et Perpignan ont été identifiés en 2010.

Pour en savoir plus :

Consulter la présentation du projet sur la page Languedoc-Roussillon de la rubrique Territoires et projets

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