Haut de page

Accueil » Tous les dossiers » Les Smart cities

Point de vue de Sylvie Spalmacin-Roma (IBM) :

Le programme Smarter cities lancé par IBM en 2009 n’a pas pour objectif de transformer l’entreprise en un acteur du monde de l’énergie, des transports ou du traitement de l’eau. En revanche, à travers ce programme, IBM a pour objectif d’utiliser les technologies de l’information et de la communication au service des usages pour rendre les villes plus intelligentes.

Par le biais des projets mis en œuvre par IBM dans 2.000 villes dans le monde durant cinq ans, IBM cherche à repenser l’expérience de la ville vue du citoyen. Sur un territoire, le citoyen utilise les transports, consomme de l’énergie, a recours aux services de santé et au système d’éducation. Le citoyen souhaite vivre dans un environnement sécurisé, au sens sécuritaire, mais, également, dans un environnement où il sera prévenu à l’avance des risques naturels pour lui permettre de prendre les bonnes décisions.

Les démonstrateurs ont permis de mettre à l’épreuve des technologies de traitement de données qui rendent possible le développement de la prévision et la prévention pour permettre à l’utilisateur de prendre des décisions en temps réel. Précédemment, il s’agissait surtout de traiter les données a posteriori pour, d’une part, expliquer les causes d’un phénomène et, d’autre part, les mettre à la disposition des citoyens ou des administrateurs de la ville.


Source : IBM

Plusieurs projets mettent en œuvre ce principe.

Malte

À Malte, il y a cinq ans, le gouvernement a fait le choix de développer l’économie touristique de l’île. Cette décision a mécaniquement fait augmenter la consommation d’électricité de l’île, notamment au moment de la pointe. Cependant, le producteur d’électricité maltais n’avait pas les capacités de production installées nécessaires pour faire face à la demande. Le choix du gouvernement impliquait, donc, la création d’une nouvelle centrale thermique de production, une importation plus importante d’énergie fossile par tanker et, donc, la dégradation significative de l’empreinte carbone de l’île.

Dans le même temps, le gouvernement avait, également, fait le choix de réduire fortement ses émissions de gaz à effet de serre. Il a, donc, fallu trouver une solution alternative à la création de la nouvelle centrale.

Le gouvernement maltais a décidé de mettre les données de consommation d’énergie à disposition des citoyens pour les inciter à réduire leur consommation d’énergie, dans ce contexte de crise économique où le budget des ménages est restreint. La pointe de consommation a ainsi diminué, parce que les citoyens ont été inscrits dans la démarche de réduction des consommations énergétiques de l’île et, donc, responsabilisés.

Par ailleurs, la facture du plus gros consommateur d’électricité maltais, une usine de désalinisation (qui produit 50 % de l’eau potable consommée sur l’île), a été réduite grâce au déploiement de 250 000 compteurs d’eau intelligents, qui permettent de détecter les fuites ou les fraudes sur le réseau d’eau et, ainsi, de contrôler en temps reel la distribution d’eau.

En instrumentant le réseau d’électricité et le réseau d’eau, IBM est ainsi devenu l’intégrateur du premier multigrid (ou multifluide) au monde.


Source : IBM

Comme pour la majorité des projets de Smarter Cities qui rassemblent une multitude d’acteurs différents (en moyenne d’une trentaine à une centaine), IBM a réalisé ce projet en coopération avec de nombreux partenaires. Son rôle a consisté à traiter une importante quantité de données pour des entités extrêmement hétérogènes (acteurs publics, entreprises privées, etc.).

Rio de Janeiro

La ville de Rio de Janeiro est un exemple concret des avantages apportés par le traitement de l’information, à la transformation réelle d’un territoire.

Pour lui permettre d’accueillir la Coupe du monde de football en 2014 et les Jeux olympiques d’été en 2016 dans les meilleures conditions, le maire de Rio de Janeiro a pris la décision d’équiper sa ville d’un système d’information lui permettant d’anticiper 48 heures à l’avance (délai nécessaire aux pouvoirs publics pour évacuer un quartier) les zones qui risquaient, lors des pluies torrentielles, d’être inondées avec une probabilité de plus de 80 %. En juillet 2011, avec l’aide de météorologues, IBM a développé des algorithmes (Deep Thunder) permettant de faire des prévisions 60 heures à l’avance.

Disposer des informations ne s’avérait cependant pas suffisant si l’ensemble des acteurs du territoire (police, santé, éducation, voirie, transports publics) ne coopéraient pas pour évacuer les personnes. À la demande du maire et en coopération avec une centaine d’acteurs, IBM a, donc, mis en place un centre de gestion intelligent de la ville qui permet d’interconnecter l’ensemble des acteurs des services urbains et de gérer leurs données de façon centralisée. Cette centralisation apporte une réelle valeur ajoutée en permettant à l’ensemble des acteurs d’interagir sur une seule et même plateforme. Lors d’un accident de la route dans Rio, il est ainsi possible, grâce à ce centre de gestion et aux données fournies par le Samu ou les pompiers locaux, de déterminer les hôpitaux les mieux à même d’accueillir les blessés (compétences, disponibilité, distance).


Source : IBM

Stockholm

En janvier 2006, Stockholm a mis en place un péage urbain autour de la ville avec 18 points d’entrée. L’argent issu du péage est depuis investi dans une plateforme de mobilité et de transport public au centre de la ville. IBM a été au cœur de ce projet qui avait pour but d’apporter une solution de mobilité performante aux habitants. Ce projet est l’un des projets majeurs qui a permis à Stockholm d’être désignée Ville verte européenne en 2010.


Source : IBM

Bornholm

Les consortiums Edison et Ecogrid ont pour objectif d’expérimenter en grandeur réelle, sur l’île de Bornholm au Danemark, l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité à partir de sources de production d’électricité aux caractéristiques différentes (énergie thermique et énergie renouvelable) et différentes sources de soutirage (2000 foyers et 2000 véhicules électriques). Ce projet permettra de déterminer si la fixation d’un prix variable en temps réel influe sur les décisions de consommation des citoyens (consommation lors de la production d’électricité renouvelable par exemple).


Source : IBM

C’est sur la base de ces projets qu’à la mi-2011, IBM a mis à la disposition des villes, des collectivités locales et des partenaires industriels qui fournissent les services urbains différents produits et services.

Les villes plus intelligentes innovent, donc, en tirant partie des informations afin de prendre les bonnes décisions, en anticipant les problèmes afin de les résoudre proactivement et en coordonnant les ressources pour fonctionner efficacement.


Sylvie Spalmacin-Roma
14 février 2012





Sylvie Spalmacin-Roma est Vice-présidente Smarter Cities chez IBM



«Page 13 de 21»

Rechercher

Se tenir informé

Abonnez-vous à notre liste de diffusion pour être informé régulièrement des mises à jour du site.

S'abonner

Participer au site

Vous souhaitez participer à notre site ou réagir à un dossier, contactez-nous dès aujourd'hui.

Nous contacter

Les forums de la CRE

La CRE organise des forums, associés à chaque nouveau dossier, pour donner la parole aux experts des Smart grids.
Se tenir informé des prochains forums

Nos contributeurs

Notre site se nourrit aussi de vos contributions. Nous tenons donc à remercier "Sopra Steria" qui fait partie de nos 168 contributeurs.
Découvrir nos contributeurs