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Interview d'Accenture

Le bâtiment intelligent : plus de matière grise, mais surtout moins de coûts d’exploitation

Le stock de bâtiments tertiaires représente plus d’un milliard de mètres carrés (Source : plan-batiment.legrenelle-environnement.fr) et contribue à hauteur de 15 % à la consommation d’énergie finale en France (Source : stats.environnement.developpement-durable.gouv.fr). Face à ce constat, pour atteindre les objectifs nationaux d’efficacité énergétique (le Grenelle de l’environnement a fixé un objectif de 38 % de gain en 2020 sur le parc existant), les professionnels de l’immobilier se sont mobilisés pour développer des offres et renouveler avec succès les techniques et savoir-faire en construction/isolation thermique.

La construction et la rénovation ne représentent que 2 % par an du renouvellement du parc immobilier (Source : MEEDEM). Cela implique que la seule amélioration de performance des bâtiments neufs ne suffira pas à atteindre ces objectifs et que l’effort devra aussi porter sur les bâtiments existants. Or les moyens financiers à mobiliser et la durée du retour sur investissement pour les rénovations énergétiques lourdes, du fait de leurs impacts sur l’occupation des bâtiments, constituent des freins à l’accélération des chantiers de rénovation.

En parallèle, il existe de forts gisements d’économies obtenues par la simple optimisation des équipements énergétiques existants du bâtiment tertiaire :

  • un meilleur pilotage : couper l’alimentation des équipements inutilisés, respecter les températures de consigne, éviter de chauffer et refroidir en même temps ;
  • une meilleure maintenance des équipements : détecter les régulations déficientes, détecter les valves et les capteurs en panne, utiliser les sources de froid ou de chaud « gratuites » (air extérieur, recyclage).

L’exploitation de ces gisements d’économies, qui représentent en moyenne 30 % de la facture énergétique et dont l’intérêt conceptuel est évident, se heurte cependant à des difficultés opérationnelles :

  • le nombre d’équipements à suivre (autant de milliers de points de mesure que de m²) qui rend la tâche rédhibitoire sans outil adéquat pour industrialiser le suivi ;
  • le coût de la matière grise pour analyser ces données qui dans la grande majorité des cas ne rentre pas dans le budget de maintenance récurrente du bâtiment ;
  • une focalisation sur la réduction des coûts de maintenance – faciles à mesurer – au détriment des économies d’énergie – difficiles à comptabiliser en intégrant les variations climatiques et d’occupation du bâtiment ;
  • une orientation historique des fournisseurs d’automatismes, dont le modèle économique est optimisé surtout pour la vente de matériels, même si les services représentent une part croissante de leur activité (croissance de 6 %). (Syndicat des Automatismes du génie Climatique et de la Régulation, Marché 2009)

Une des approches pour identifier les gisements d’économies est de multiplier la pose de compteurs d’énergie et les systèmes d’affichage des courbes de consommation. Si ceux-ci sont indispensables pour afficher et mesurer les progrès, ils ne suffisent pas à diagnostiquer les causes de surconsommation.

Pour surmonter les difficultés citées précédemment, il existe des solutions qui rendent le bâtiment véritablement intelligent, en abaissant le coût d’expertise en génie thermique indispensable aux efforts d’optimisation. Ces solutions, orientées sur l’analyse automatique des données, accélèrent le diagnostic énergétique d’un bâtiment, systématisent la détection des dérives et la priorisation des actions de maintenance sur des critères économiques.


Accenture a développé une solution de ce type, déployée sur plus de 15 millions de mètres carrés. Cette solution proposée en mode SaaS (Service as a Software) diagnostique à distance les écarts par rapport :

  • à des référentiels de consommation énergétique interne ou externe ;
  • à des niveaux de confort (température, hygrométrie, CO2) attendus ;
  • à des comportements de référence des sous-équipements (chaudières, groupes froids, pompes à chaleur, centrales de traitement d’air, unités terminales, recycleurs) quel que soit le constructeur ;
  • à des comportements de référence des capteurs présents dans les équipements (température, pression, ouverture de valve, de vanne, de registre).

Cette solution applique les technologies d’analyse massive des données aux données techniques d’un portefeuille de bâtiments, elle complète et ne se substitue pas à la Gestion Technique Centralisée des bâtiments tertiaires (bureaux, centres commerciaux, datacenters, hôpitaux). Elle apporte les bénéfices suivants sans investissement lourd :

  • maîtrise de la facture énergétique et de l’impact environnemental : 15 % à 30 % de réduction de la consommation et des émissions CO2 ;
  • augmentation de la durée de vie des équipements et optimisation des coûts de maintenance : 10 % à 20 % de réduction des coûts liés à la maintenance ;
  • détection avancée des pannes et baisse du taux d’indisponibilité : fiabilisation des locaux sensibles ;
  • amélioration du confort et valorisation du patrimoine immobilier : traçabilité du niveau de confort.


Accenture
Cyrille Witjas - cyrille.witjas@accenture.com
Benoit Prunel - benoit.prunel@accenture.com
26 janvier 2011
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