Haut de page

Accueil » Tous les dossiers » Le stockage

Le stockage d’énergie en mer profonde : un relais de croissance pour l’industrie maritime française

Pourquoi stocker l’énergie ?

La lutte contre le changement climatique implique le développement des énergies de sources renouvelables, lesquelles répondront à près de 50 % des nouveaux besoins d’électricité dans le monde d’ici à 2035. Ce fort développement ne peut se faire sans la mise en œuvre de dispositifs de stockage d’énergie, afin de pallier la désynchronisation entre la production et la consommation de l’électricité. Aujourd’hui, moins de 3 % de la capacité électrique dans le monde est stockée, ce qui donne une indication de l’ampleur du marché potentiel, estimé à 400 milliards d’euros d’ici 2050.

Le stockage de l’énergie en mer

Le marché du stockage massif d’électricité est actuellement dominé par deux technologies terrestres : les stations de transfert d’énergie par pompage hydraulique (STEP – 99 % des capacités mondiales de stockage d’électricité) et les stations de stockage d’énergie par air comprimé (CAES : Compressed Air Energy Storage - moins de 1 % des capacités mondiales de stockage d’électricité). Ces technologies sont limitées dans leur développement, en raison notamment de leur impact sur l’environnement et de la diminution des sites disponibles. L’une des possibilités pour contourner ces contraintes terrestres réside dans l’exploitation du vaste potentiel que représentent les mers et les océans.

Depuis deux ans, plusieurs sociétés membres du groupe synergie « Energies marines renouvelables et stockage » (EMRS) du Cluster maritime français développent des technologies spécifiquement conçues pour une application dans l’environnement marin. Utilisant l’air comprimé (AGNES), la gravité terrestre (MGH) ou d’autres principes physiques, ces technologies apportent une solution complémentaire aux technologies terrestres de stockage massif d’énergie. On peut les regrouper sous le vocable de stockage d’énergie en mer profonde (en anglais Deep Sea Energy Storage – DSES – par analogie avec le Deep Sea Mining - DSM).

Une opportunité de relais de croissance pour les filières industrielles françaises

Malgré leur stade de développement encore préliminaire, ces technologies présentent un grand potentiel de déploiement à l’échelle mondiale. À titre d’exemple, le marché potentiel de la technologie développée par AGNES est d’environ 20 GW de puissance dans le monde, soit un investissement d’environ 40 milliards d’euros. Pour la technologie développée par MGH, le marché potentiel est d’environ 30 à 70 GW de puissance, soit environ 80 à 175 milliards d’euros d’investissement.

De plus, ces technologies de stockage de l’énergie en mer font appel à une large palette de connaissances et de savoir-faire issus de différents secteurs d’activités : l’ingénierie éolienne, pétrolière et gazière en offshore profond, le génie électrique onshore et offshore, la thermodynamique, la manutention et la logistique, la robotique et la communication sous-marine, le transport maritime, l’architecture navale, l’armement de navires, l’exploitation et la maintenance de structures en mer, etc.

En cas de succès, le déploiement mondial de ces technologies est ainsi de nature à générer des retombées considérables en termes économiques et de créations d’emplois qui profiteront directement aux industries françaises, notamment maritimes.

Inclure le domaine maritime dans les propositions de soutien au stockage de l’énergie

Cette composante maritime de la filière du stockage d’énergie est encore méconnue des pouvoirs publics et est absente des discussions actuelles portant sur l’adaptation du contexte réglementaire et tarifaire relatif au stockage d’énergie. Cependant, les besoins sont les mêmes que pour le stockage d’énergie sur terre, parmi lesquels :

  • définir un contexte juridique propre au stockage d’énergie en mer ;
  • donner une visibilité économique aux acteurs industriels ;
  • soutenir l’émergence d’une filière industrielle française du stockage d’énergie en mer.

Ce sont les raisons pour lesquelles il est indispensable d’élargir au domaine maritime les futurs dispositifs législatifs et réglementaires visant à développer la filière française du stockage d’énergie.


Le Cluster maritime français (CMF) est une organisation créée en 2006 par et pour les professionnels afin de rassembler tous les secteurs de l'économie maritime.
De l’industrie aux activités maritimes de toutes natures, tous les métiers y sont représentés : armateurs, ports, construction et activités navales, pêche et aquaculture, recherche scientifique et océanographique, industries et services offshore, finance, assurance, courtage, droit, formation, et toutes les nouvelles activités qui se développent en mer, Énergies Marines Renouvelables, biotechnologies, marétique, etc.

«Page 14 de 24»

Rechercher

Se tenir informé

Abonnez-vous à notre liste de diffusion pour être informé régulièrement des mises à jour du site.

S'abonner

Participer au site

Vous souhaitez participer à notre site ou réagir à un dossier, contactez-nous dès aujourd'hui.

Nous contacter

Les forums de la CRE

La CRE organise des forums, associés à chaque nouveau dossier, pour donner la parole aux experts des Smart grids.
Se tenir informé des prochains forums

Nos contributeurs

Notre site se nourrit aussi de vos contributions. Nous tenons donc à remercier "HP" qui fait partie de nos 168 contributeurs.
Découvrir nos contributeurs