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Quelques expérimentations

Les expérimentations sont aujourd’hui une étape indispensable pour tester la mobilité électrique et éclairer les acteurs sur les orientations réglementaires, normatives et économiques à venir.

VERDI : Réconcilier le véhicule électrique et l’efficacité énergétique (Poitou-Charentes)

Le projet Véhicule énergétique et Énergies Renouvelables dans un Réseau de Distribution Intelligent (VERDI) a pour objectif de mettre au point une méthode d’optimisation du réseau de distribution favorisant l’essor du véhicule électrique. Celle-ci est une alternative au renforcement du réseau de distribution d’électricité, qui résulte de l’augmentation de la consommation d’électricité et du raccordement des installations de production d’énergies renouvelables.

L’infrastructure intelligente et communicante de charge des véhicules électriques du projet VERDI permet de réduire l’impact environnemental et économique lié à l’augmentation de la consommation électrique. Elle consiste à éviter la charge des véhicules électriques pendant les heures de pointe, pour à la fois privilégier la charge pendant les périodes d’injection d’énergies renouvelables sur le réseau et ainsi minimiser les coûts d’acheminement et de renforcement des réseaux de distribution.

Le projet VERDI propose, aux gestionnaires des réseaux de transport et de distribution d’électricité, aux exploitants des infrastructures de charge ainsi qu'aux clients utilisateurs de véhicules électriques, un volet de services destinés à encourager la mobilité électrique s’adressant tels que la commercialisation des capacités d’effacement pendant les périodes de pointe.

Dès octobre 2011, le travail des chercheurs a débuté avec notamment une évaluation technico-économique de l’insertion du véhicule électrique sur le réseau électrique et l’étude des solutions de transmission sans fil pour des communications qui ne se feraient pas via l’infrastructure de recharge. L’expérimentation en conditions réelles de ce mécanisme, qui repose sur une communication entre les points de charge des véhicules électriques, le réseau et les utilisateurs des véhicules électriques, est prévue dans un second temps.

Coordonné par Seolis (fournisseur d’énergie et gestionnaire de réseau dans les Deux-Sèvres), l’expérimentation VERDI réunit le gestionnaire de réseaux de distribution d’électricité Gérédis Deux Sèvres, le laboratoire d’électrotechnique et d’électronique de puissance L2EP à Lille, le constructeur de bornes de recharge pour véhicule électrique SaintrOnic et le laboratoire des sciences et technologies de l’information et de la communication XLIM-SIC de l’Université de Poitiers. Il est labellisé par les pôles de compétitivité S2E2 et ELOPSYS.

Pour en savoir plus :

Site www.verdi-grid.fr

Le Projet Kleber (Strasbourg)

EDF, Toyota, la ville et la communauté urbaine de Strasbourg se sont associés pour tester en situation réelle et à grande échelle une nouvelle génération de véhicules propres et économes à Strasbourg. Ce projet, d’une durée de trois ans, permet d’expérimenter une centaine de véhicules hybrides rechargeables (Toyota Prius Hybrides Rechargeables), ainsi qu’un réseau d’infrastructures de charge dédié. Il a pour objectif de vérifier la pertinence d’une nouvelle approche de mobilité électrique individuelle.

Dans le cadre du projet, plus de 150 points de charges ont été installés : une trentaine de points de charge sur la voie publique et dans les parkings publics, les autres points de charge sur des parkings des entreprises partenaires et au domicile des utilisateurs. L’objectif est à terme d’en installer 300. La borne est caractérisée par une prise IEC 60 309-2, un accès par badge sans contact (puce RFID), une gestion par un automate et une communication 3G sécurisée entre la borne et le système de supervision. La technologie des courants porteurs en ligne (système Plug&Play) permet une communication entre la borne et le véhicule, participe à la sécurité électrique de la charge et assure une identification automatique.


Source : EDF, présentation du forum du 12 octobre 2010 à la CRE

La supervision de l’ensemble des points de charge permet de contrôler l’exploitation des infrastructures (disponibilité, état de fonctionnement, alarmes, etc.), d’avoir un retour d’expérience quant à l’utilisation des bornes, de gérer les services à l’utilisateur (disponibilité des bornes, réservations, etc.). Les places de stationnement intègrent un système intelligent permettant de contrôler le stationnement licite ou illicite d’un véhicule et d’envoyer une alerte en cas de défauts de fonctionnement de la borne.

Cette expérimentation a pour but de démontrer l’intérêt du véhicule hybride rechargeable, d’étudier les comportements et les pratiques des utilisateurs, de valider l’adéquation entre l’autonomie, les trajets effectués et les modes de recharge, de recueillir les attentes et éventuels freins exprimés par les utilisateurs, d’identifier les améliorations à l’avenir quant à la recharge et à l’infrastructure et, enfin, de modéliser les gains financiers et écologiques à l’usage.

Pour en savoir plus :

Site EDF : projet Strasbourg
Site Sodetrel : projet Strasbourg

Le projet Seine Aval Véhicules Electriques (SAVE)

Le projet SAVE a été présenté dans le cadre de l’Appel à manifestation d’intérêt (AMI) sur les véhicules décarbonés de l’ADEME. Le budget de ce projet atteint 23 millions d’euros, dont 6,5 millions sont issus du Fonds démonstrateur de l’ADEME.

Cette expérimentation a pour but d’aider à valider les choix techniques (infrastructures, véhicules électriques, systèmes d’information), de confirmer le bilan CO2 du véhicule électrique et d’expérimenter des business models pour des clients particuliers et professionnels. Elle a duré de mars 2011 à décembre 2012

65 véhicules électriques Renault et Nissan (Renault Fluence Z.E., Renault Kangoo Express Z.E. et Nissan Leaf) ont été mis à disposition et 130 bornes de recharge ont été installées (16 points de charge Renault à Mantes et Saint-Quentin-en-Yvelines, 48 points de charge publics et 66 points de charge privés). 22 grandes entreprises, dont EDF, Total, Vinci Park, et La Poste, 3 PME, 4 enseignes de grande distribution (Total, Leclerc, Intermarché), une université, 6 collectivités locales et 4 particuliers artisans ont participé au projet. Ils ont disposé d’une infrastructure de charge, aussi bien à domicile, qu’en entreprise et dans les parkings, ou sur la voie publique.

L’Alliance Renault-Nissan a fourni les véhicules électriques, a piloté l’expérimentation et a étudié les usages clients et les services associés, notamment ceux liés à la communication embarquée et débarquée. EDF a participé au déploiement de l’infrastructure de charge, à l’analyse des comportements des utilisateurs vis-à-vis de la charge, ainsi qu’à l’expérimentation des modèles économiques. Schneider Electric a contribué à la réalisation des infrastructures de charge et aux dispositifs de gestion de l’énergie associés. Enfin, Better Place qui faisait initialement partie de ce programme s’en est retiré pour des raisons de rentabilité, étant donné l’étendue limitée du territoire de test.

SAVE a été l’opportunité pour de nombreux acteurs de défricher la problématique de l’installation d’un écosystème complet pour la mobilité 100 % électrique. Toutes les données techniques et économiques nécessaires au déploiement des différents types de bornes de charge ont été collectées et analysées. Les enseignements recueillis portent sur :

  • les coûts et problématiques d’installation des bornes de recharge,
  • l’interopérabilité entre les réseaux, les bornes et les véhicules,
  • les besoins en dispositifs de gestion d’énergie, en outils et services de supervision et d’exploitation de réseaux de bornes de recharges.


Enseignements liés aux usages dans l’expérimentation SAVE (Source OIN Seine Aval)

Mantes-La-Jolie, Les Mureaux, Conflans-Sainte-Honorine et Poissy sont les quatre communes des Yvelines à avoir donné leur autorisation pour l’installation de bornes de recharge en voierie. A l'issue du projet, les points de charge accessibles au public ont été maintenus intégrant les dernières évolutions techniques. Elles se trouvent en voirie, sur les parkings de centres commerciaux, les parkings publics et en stations-service. Où qu'il soit sur le territoire de « Seine Aval », tout utilisateur est aujourd’hui déjà à moins de 15 kilomètres d'une borne de recharge électrique accessible au public.

Pour poursuivre cette dynamique, 21 collectivités (Achères, Aubergenville, Bonnières-sur-Seine, Buchelay, Carrières-sous-Poissy, Conflans-Sainte-Honorine, Epône, Flins-sur-Seine, Freneuse, Hardricourt, Juziers, Les Mureaux, Magnanville, Maule, Poissy, Triel-sur-Seine, Rosny-sur-Seine, Vaux-sur-Seine) ont lancé cet appel d'offres pour compléter leur équipement d'une cinquantaine de bornes de recharge de véhicules électriques et hybrides rechargeables supplémentaires ((une borne équivaut à 3 points de recharge).
Le marché a été notifié en début d'année 2014 pour un déploiement en 2014 et 2015.

Pour en savoir plus :

Dossier de presse - Schneider Electric
Communiqué de presse, Bilan de l’expérimentation SAVE, 8 juillet 2013

Le projet Mini-E de BMW


BMW a mis en place le projet Mini-E : 50 voitures Mini-E ont été testées à Berlin et Munich pour 50 bornes de recharge réparties sur des espaces privés et publics, avec comme objectif de tester au quotidien la voiture et récolter des données sur l’électromobilité.

Afin de cerner au mieux les attentes des utilisateurs, l’expérimentation avait pour but de répondre aux questions suivantes :


Source : BMW

Les principales angoisses générées par la voiture électrique concernaient l’autonomie et la peur de la panne. Or, les premiers résultats ont montré que pour plus de « 80 % des conducteurs de nos Mini-E n’ont pas eu recours aux installations publiques. Et pour cause, en moyenne, le véhicule est rechargé tous les 3 jours et demi » selon J.M. Cavret, responsable VE pour BMW.


Source : BMW

Cette expérimentation a permis de confirmer que la question des infrastructures est centrale pour rassurer les utilisateurs. « La confiance ne se décrète pas, elle se gagne » affirme J.M. Cavret.

Suite à cette expérimentation, la ville de Paris a été retenue car c’est une des capitales européennes où les temps de déplacement en voiture sont les plus longs : effectuer 15 km dans la capitale  peut prendre entre 2 et 4 fois plus de temps que dans la capitale allemande.

50 Mini-E seront testées, pouvant offrir jusqu’à 200 kilomètres d’autonomie selon les conditions d’utilisation et la recharge des batteries s’effectuant en 10 heures avec un courant monophasé de 12 A, 3,8 heures en 32 A et 2,4 heures en 50 A.

Deux groupes de 25 particuliers vont tester successivement la Mini-E à partir de début novembre 2010. À travers cette expérience, les informations recueillies auprès des utilisateurs après un an d’expérience, seront dévoilées et restituées aux autorités françaises.

Pour en savoir plus :

Enseignements tirés de l’essai sur le terrain effectué avec la MINI E
Dossier de presse "MINI électriques à Paris dés l’automne"

Le projet EDISON sur l’île de Bornholm

Le projet EDISON (Electric vehicles in a distributed and integrated market using sustainable energy and open networks), lancé fin février 2010, vise à développer une infrastructure intelligente, nécessaire à l’adoption à grande échelle de véhicules électriques fonctionnant grâce à des énergies de sources renouvelables.

D'après les chercheurs, le développement de l’infrastructure nécessaire permettrait aux véhicules électriques de communiquer de manière intelligente avec le réseau électrique et de déterminer les temps de recharge de manière optimale en fonction des entrées d’énergies de sources renouvelables sur le réseau et de la demande cumulative du réseau à tout instant. En effet, les voitures électriques sont dotées de technologies intelligentes capables de contrôler les recharges et la facturation, et de garantir le système électrique général. L’État danois prévoit que, dans quelques années, un dixième de la flotte de véhicules danois sera électrique ou hybride grâce à l’introduction commerciale et aux plans d'investissements.

Les différents acteurs participant au projet sont IBM, DONG Energy (la plus grande compagnie d’énergie du Danemark), la société régionale d’énergie d’Oestkraft, l’Université Technique du Danemark, Siemens, Eurisco et l’Association danoise d’énergie. La recherche sera financée en partie par le gouvernement danois, un financement motivé par les bénéfices sur l’environnement que représentent les technologies de voitures électriques.

Trois étapes ont été prévues : la recherche, le développement technologique et la démonstration. La phase de démonstration a lieu sur l’île danoise de Bornholm, dans la mer Baltique, où est situé un grand parc éolien. Le projet Edison tentera de faire correspondre la part d’énergie éolienne sur l’île à la consommation électrique permettant de recharger des véhicules électriques. En conduisant ce test sur le terrain, les chercheurs seront en mesure d'évaluer le fonctionnement du système énergétique à mesure que le nombre de véhicules électriques augmente. Les études seront fondées sur la simulation et n'auront aucun impact sur la sécurité en matière d’approvisionnement de l'île.

Pour en savoir plus :

IBM : Energy and utilities
IBM : Presskit - Welcome to the decade of smart

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