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Les actions menées pour assurer l’autonomie énergétique de ces territoires

En matière d’évolution vers l’autonomie énergétique, EDF met en œuvre deux leviers d’action principaux dans les territoires sous sa responsabilité :

  • des mesures visant à une meilleure maîtrise de la consommation d’énergie, pour une efficacité énergétique croissante,
  • et des actions en faveur de l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique.

Une meilleure maîtrise de la consommation d’énergie

EDF est engagé en faveur des économies d’énergie pour ralentir la consommation, enjeu majeur dans les territoires insulaires, et développe avec ses partenaires des solutions plus performantes au plan énergétique , comme par exemple des équipements domestiques, des process industriels (procédé industriel dans les sucreries au Gol à la Réunion), des solutions pour les collectivités (éclairage de Fort-de-France, convention avec la Préfecture de Corse…) et les grandes entreprises (Groupe Bernard Hayot, base de Kourou).

La maîtrise de la consommation d’énergie est un enjeu environnemental et économique particulièrement important dans les territoires insulaires où la croissance de la consommation d’électricité (3 à 4 % par an) est bien plus élevée qu’ailleurs en France. Depuis plusieurs années, EDF, l’Ademe et les régions sont promoteurs des économies d’énergie, avec des offres et des services incitatifs.
Les résultats, déjà notables, sont évalués en « CSPE évitée » et en tonnes de CO2 non rejetées.

EDF mène également des expérimentations de généralisation de systèmes permettant des économies d’énergie dans le cadre de recherches et développements sur les Smart grids, telle que l’expérimentation MILLENER (cf. fiche de ce dossier).

Toutes ces actions contribuent à économiser l’énergie et donc à préserver l’environnement (notion de « kilowattheure mieux consommé »). Elles concourent à garantir à long terme l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité en Corse et en outre-mer.

L’efficacité énergétique, enjeu majeur des territoires insulaires

Compte tenu des spécificités des zones insulaires, développer l’éco-efficacité énergétique y est essentiel du point de vue environnemental et économique mais aussi pour faciliter l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité. EDF, sur ces territoires, intensifie ses projets de R&D pour répondre au besoin des régions d’accroître leur autonomie et leur sécurité énergétique.

Intégrer les énergies intermittentes dans de bonnes conditions techniques

Le contexte des territoires insulaires favorisent le développement des énergies photovoltaïques et éoliennes ainsi que des productions décentralisées. Or, à la différence des énergies renouvelables à puissance contrôlable, l’éolien et le photovoltaïque sont soumis aux variations du vent et de l’ensoleillement. Le caractère intermittent qui en résulte crée, pour leur insertion sur un réseau insulaire, des difficultés techniques encore plus contraignantes que pour les grands réseaux interconnectés : les systèmes électriques insulaires sont en effet plus fragiles et « instables » que les systèmes continentaux.

Cependant, ces énergies se développent fortement : en juin 2011, 200 MW de panneaux photovoltaïques étaient raccordés aux réseaux insulaires, contre 20 MW fin 2008 !

Afin d’assurer la sécurité de l’alimentation électrique des réseaux insulaires, l’arrêté ministériel du 23 avril 2008 fixe le seuil maximal d’énergies intermittentes à 30 % de la puissance appelée sur le réseau.

Les équipes d’EDF, en collaboration avec d’autres industriels, des universitaires et des experts du Pôle de compétitivité Cap Energies, cherchent des solutions techniques innovantes pour « lisser » le caractère intermittent de ces sources d’énergie et ainsi faciliter leur insertion sur le réseau. Il s’agit par exemple d’expérimenter de nouveaux modèles de prévision des productions éolienne et photovoltaïque et de nouvelles technologies de stockage d’énergie.

Les investissements d’EDF portent sur plusieurs champs :

  • les sources renouvelables « contrôlables » et exploitées de longue date (hydraulique, biomasse, géothermie), qui seront renforcées ;
  • des énergies stables mais plus récemment expérimentées (hydroliennes fluviales, énergies marines, etc.) à la percée desquelles EDF contribue ;
  • les énergies intermittentes (photovoltaïque, éolien, et dans le futur, énergie de la houle) pour lesquelles des solutions techniques innovantes sont étudiées pour permettre leur insertion sur le réseau dans des conditions plus satisfaisantes.

Ces développements sont menés en portant une attention forte au respect de l’environnement :

  • études d’impact sur la faune et la flore, en amont et tout au long de la durée de vie d’une installation ;
  • partenariats locaux pour la mise en œuvre de mesures de protection de l’environnement (naturel et culturel).

EDF mobilise l’expertise de sa R&D et sa connaissance des territoires pour instaurer les conditions techniques et économiques de percée de ces nouvelles filières et préparer l’action des investisseurs.

Expérimenter les « Smart grids » : un moyen supplémentaire pour améliorer l’efficacité énergétique et mieux intégrer les EnR

Compte tenu de leurs particularités, les systèmes énergétiques insulaires constituent un bon lieu d’expérimentation pour les Smart grids. Le Comité interministériel de l’Outre-mer a d’ailleurs conclu, en 2009, à l’importance de faire de ces territoires des pilotes en matière de développement durable.

EDF, dans les territoires insulaires, s’engage dans des programmes de recherche et des projets concrets pour développer les Smart grids (réseaux électriques plus intelligents). Il s’agit d’intégrer davantage les technologies de l’information et des télécommunications dans l’ensemble de la chaîne de valeur de l’électricité, de la production jusqu’à la consommation, de manière à accroître la performance des systèmes.

Ces actions sont complétées par les expérimentations et déploiements des Smart grids en milieu îlien. EDF a pour objectif de préparer des réseaux et systèmes électriques capables de gérer le foisonnement croissant des sources d’énergie et le rôle actif de clients devenant à la fois consommateurs et producteurs.

Dans ce cadre, les pouvoirs publics et l’Ademe ont retenu un projet coordonné par EDF Systèmes Energétiques Insulaires pour tester les « systèmes électriques intelligents ». Baptisé Millener (Mille installations de gestion énergétique dans les îles), ce projet est développé en consortium avec six industriels : BPLG, Delta Dore, Edelia, Schneider, Saft et Tenesol. Lancé au dernier trimestre 2011 à La Réunion, en Corse puis en Guadeloupe, le projet consiste à proposer des installations de gestion d’énergie chez 1 000 clients ainsi que 500 dispositifs associant panneaux photovoltaïques et stockage. Les équipements seront pilotés par EDF SEI à partir d’une plate-forme d’intégration communicante. L’expérience permettra d’évaluer la contribution potentielle de tels systèmes à l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité et d’aider les clients à maîtriser leur consommation.

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