Haut de page

Accueil » Tous les dossiers » Les NTIC

La distribution des architectures et la mutualisation des réseaux de communication

Le développement progressif des Smart grids, et bientôt des Smart cities, génère une augmentation colossale du nombre de données à collecter, à gérer et à traiter. Ce phénomène a déjà été clairement identifié dans le cadre du déploiement des compteurs intelligents et va être décuplé dans les années à venir.

Dès lors, il faut s’interroger. Les capacités de stockage et de traitement de données par les systèmes informatiques actuels ne vont-elles pas limiter à court terme le déploiement des Smart grids ?

Pourrons-nous surveiller et gérer les réseaux électriques avec la précision voulue, sachant que, plus la surveillance est précise, plus elle requiert un nombre important d’informations ?

Le succès des Smart grids et des Smart cities sera-t-il conditionné à des ruptures technologiques et architecturales des systèmes d’information ?

Les limites au développement de nombreuses applications Smart grids, révélées par les premiers projets pilotes, concernent l’architecture même des applications et les réseaux de communication des données :

  • la bande passante des réseaux de communication disponibles est insuffisante et limite le nombre d’informations transmises ou la fréquence des transmissions ;
  • le coût opérationnel très élevé des communications entraîne une autocensure des besoins de chaque application ;
  • la capacité de stockage des données doit être considérablement augmentée ;
  • les consommateurs autant que les professionnels de l’énergie craignent de plus en plus la vulnérabilité des applications face à d’éventuelles cyber-attaques et intrusions.

Un gestionnaire de réseau se heurte d’autant plus rapidement à ces problèmes qu’il adopte une démarche linéaire pour le développement d’un Smart grid, procédant application après application. Par exemple, une infrastructure de communication parfaitement conçue pour une première série de besoins prédéfinis peut se révéler insuffisante pour absorber de nouveaux besoins.

Les évolutions vers des applications plus gourmandes en données sont difficiles et couteuses. La valeur créée par les Smart grids en est fortement impactée.

Dans de nombreux cas, une approche holistique des projets de Smart grids, reposant sur l’élaboration d’une vision et d’une feuille de route de déploiement, permettra des gains économiques très importants :

  • elle conduira à prévoir une architecture modulaire, évolutive, extensible des applications Smart grids ;
  • elle évitera l’obsolescence de certaines solutions, pourtant récemment déployées, face aux évolutions.

Les architectures ainsi définies reposeront sur deux principes, déjà testés dans le cadre de nombreux pilotes, le plus important étant probablement celui conduit par Duke Energy aux États-Unis :

  • la distribution des applications : les logiciels ne seront plus centralisés en un lieu vers lequel convergent l’ensemble des données nécessaires. Ils seront, selon le besoin de chaque application et en lien avec la réglementation en vigueur, partiellement repartis entre une plateforme locale - un nœud - et un lieu centralisé. Le nœud gèrera de manière autonome, selon un paramétrage donné et modifiable à distance, la collecte des données et un premier niveau de traitement de ces données. Ce nœud pourra alors gérer un premier niveau de réaction local, autonome, et l’envoi vers le site central des seules données utiles à ce niveau ;
  • la mutualisation des réseaux de communication : plusieurs applications Smart grids utiliseront le même réseau et les mêmes nœuds entrainant des économies opérationnelles et d’investissement très importantes.

Les premiers déploiements de ces architectures (partiellement) distribuées montrent de très nombreux avantages :

  • le nombre de données communiquées au système central est très fortement diminué, réduisant d’autant les besoins de stockage et de bande passante ;
  • la continuité de service des applications est améliorée : une interruption de fonctionnement affecte un nombre réduit de clients ou de points finaux ;
  • certaines boucles de réaction sont plus rapides car gérées localement ;
  • enfin, et surtout, le décloisonnement des applications au niveau des nœuds permet des échanges de données entre applications, impossibles auparavant, créant une valeur importante.

Par exemple, à l’échelle d’un petit territoire couvert par un nœud, un premier niveau de gestion de charge peut être assuré en fonction de la caractéristique des actifs locaux ainsi qu’un premier niveau d’adéquation charge-capacité.

La distribution des architectures et la mutualisation des réseaux de communication ont pour but de repousser les limites actuelles des solutions de Smart grids et de favoriser l’émergence de solutions plus sophistiquées tout en en maîtrisant les coûts. Elles se révèlent aussi être un moyen de créer une importante valeur supplémentaire et d’atteindre de nouveaux seuils de rentabilité, prometteurs, pour les projets de Smart grids.



Cette fiche a été rédigée par Ambient Corporation et Mach&Team.




«Page 2 de 18»

Rechercher

Se tenir informé

Abonnez-vous à notre liste de diffusion pour être informé régulièrement des mises à jour du site.

S'abonner

Participer au site

Vous souhaitez participer à notre site ou réagir à un dossier, contactez-nous dès aujourd'hui.

Nous contacter

Les forums de la CRE

La CRE organise des forums, associés à chaque nouveau dossier, pour donner la parole aux experts des Smart grids.
Se tenir informé des prochains forums

Nos contributeurs

Notre site se nourrit aussi de vos contributions. Nous tenons donc à remercier "Suez-environnement" qui fait partie de nos 168 contributeurs.
Découvrir nos contributeurs