TRANSFORM

Contenu mis à jour le 03/12/2020

L’étude européenne de la planification énergétique

  • Thème(s) : Flexibilité EnR
  • Localisation : Auvergne-Rhône-Alpes
  • Avancement : Clos

Le contexte

Le projet européen Transform s’est déroulé de 2013 à 2015.

Le calendrier du projet TRANSFORM (Source : Enedis)

Ce projet de R&D a été retenu par la Commission européenne pour être financé dans le cadre du 7ème programme cadre de recherche et développement, pour un budget de 7,8 millions d’euros.

En plus des six villes accueillant l’expérimentation (Amsterdam était le coordonnateur du projet), le projet a rassemblé des distributeurs d’énergies (Enedis, Hamburg Energy, Enel, Hofor, etc.) et d’autres partenaires (ARUP, HESPUL, Accenture, Siemens, IBA Hamburg, etc.).

Objectifs

Transformation Agenda for low carbon cities (TRANSFORM) était un programme de recherche européen sur les « Smart Cities and Communities ». Il fédérait différents acteurs de l’énergie autour du partage de leurs données, dans le but de modéliser les futurs besoins énergétiques d’un territoire. Ce projet d’élaboration d’un outil de planification énergétique visait à étudier la transition énergétique vers la ville du futur.

L’objectif principal du projet est de créer une cité « écoresponsable » dans laquelle l’ensemble des fluides et des énergies contribuera à améliorer le bilan carbone.

À partir des recherches conduites sur les sites de démonstrations des villes impliquées (Amsterdam, Le Grand Lyon, Copenhague, Hambourg, Vienne, Gènes), il s’agissait de construire un modèle financier et un processus de gouvernance devant permettre une modélisation des futurs besoins énergétiques du territoire et ainsi accompagner sa transition énergétique.

Le projet a été conduit en plusieurs étapes :

  • état des lieux en matière de planification énergétique et définition de la ville énergétiquement intelligente de demain ;
  • identification du processus de transition vers une ville intelligente ;
  • développement d’outils quantitatifs d’aide à la décision ;
  • modélisation de la transition sur un quartier pilote (Part-Dieu) ;
  • retour d’expérience, industrialisation des méthodes et dissémination.

Principales solutions testées et les enseignements

Les bénéfices attendus concernaient :

  • la réduction de la consommation d’énergie ;
  • la réduction des émissions de CO2 ;
  • l’augmentation du taux de pénétration des énergies renouvelables ;
  • et l’aide aux collectivités territoriales pour développer une planification multifluides.

Concernant la métropole de Lyon, l’objectif était de planifier les réseaux d’énergie de l’éco-quartier d’affaires quartier de la Part-Dieu. Il s’agissait d’amorcer la transition vers une ville « zéro carbone » en lien avec les objectifs du Plan Climat Energie territorial (PCET) du Grand Lyon.

Premier projet européen de Smart City auquel participe le Grand Lyon, le projet Transform renfermait plusieurs enjeux pour la collectivité :

  • faire de l’agglomération lyonnaise une référence en matière de Smart city, dans le prolongement de la démarche PCET du Grand Lyon et de ses éco-quartiers en cours de réalisation ;
  • construire un projet avec une réflexion intégrée et aboutie sur le quartier Part-Dieu, district datant de 1960, et en faire le 2e quartier d’affaires français ;
  • partager une expérience avec d’autres villes pionnières en matière de Smart cities ;
  • montrer le rôle essentiel du compteur communicant Linky au sein de la ville intelligente.

Les projets des autres villes européennes

Chaque ville a travaillé à l’élaboration d’une stratégie énergétique sur un site pilote faisant l’objet d’un projet urbain en phase de lancement :

  • Copenhague a reconstruit une zone portuaire pour en faire une zone neutre en CO2 avec l’intégration de réseaux d’énergie intelligents et de bâtiments basse consommation ;
  • Hambourg a transformé une zone industrielle en une zone urbaine combinant logements, entreprises, port, espaces verts. L’objectif est d’atteindre 100 % d’énergie renouvelable en 2025 ;
  • Amsterdam a modifié un périmètre industriel et tertiaire de 300 ha comprenant une base de loisirs, un stade, un hôpital, etc. en introduisant les Smart grids, l’efficacité énergétique, de nouveaux concepts de mobilité et la maîtrise des déchets ;
  • Gènes a changé une zone portuaire en nouvelle zone urbaine avec introduction de panneaux solaires notamment ;
  • Vienne a travaillé sur deux zones : l’une en création comprenant de grands espaces verts et l’autre en transformation combinant logements, industrie et tertiaire.

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