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Les projets d’éclairage public et de mobilier urbain intelligents dans le monde

Europe

Toute l’Europe : le programme E-Street

En janvier 2006, 13 acteurs (fournisseurs d’électricité, constructeurs de matériels, etc.) issus de 11 pays européens (Norvège, Suède, Finlande, Pays-Bas, Allemagne, Pologne, Grande-Bretagne, République tchèque, Slovénie, Bulgarie et Portugal) ont lancé le programme « E-Street » qui consiste à développer des systèmes d’éclairage public modulables en fonction de la lumière naturelle et capables de remonter des informations de maintenance.

Aujourd’hui, environ 80 000 lampadaires intelligents ont été installés, principalement au Danemark, en Norvège (cf. ci-dessous), en République tchèque, en Irlande, en Finlande, aux Pays-Bas et en Espagne. Les projets sont généralement conduits par les opérateurs de réseaux et financés par des fonds publics.

D’une durée de 3 ans et d’un budget total de 1,1 million d’euros, le programme est financé pour moitié par le programme de l’Union européenne sur l’énergie intelligente (European Union Intelligent Energy programme).

L’Union européenne devrait poursuivre son financement à travers un nouveau programme intitulé Energy Saving in Outdoor Lighting (ESOLI). Ce programme est coordonné par l’Agence berlinoise de l’énergie (Berliner Energieagentur) et regroupera, en plus des pays déjà impliqués dans E-Street, de nouveaux partenaires (The Polish National Energy Conservation Agency, European Lamp Companies Federation, etc.).

Pour en savoir plus :

Site du projet E-street
Site du projet ESOLI

Belgique : Grâce-Hollogne

Depuis le mois de février 2013, un système d’éclairage public intelligent est expérimenté dans la zone d’activité économique de la commune de Grâce-Hollogne, en Wallonie. Baptisé Gestion de l’éclairage public des parcs d’activité, durable et intelligent (GEPPADI), ce système de gestion et de contrôle de l’éclairage public est capable de s’adapter au trafic, qu’il soit piéton, cycliste ou routier.

Les luminaires sont équipés de diodes électroluminescentes (DEL) et de capteurs de mouvement et de présence. Ces capteurs permettent de détecter la présence d’un usager et d’en identifier le type en fonction de sa vitesse (piéton, cycliste, jogger, véhicule). Un système intelligent, qui permet la communication entre des lampadaires voisins, gère ensuite l’éclairage coordonné d’un groupe de luminaires successifs de manière à fournir des conditions agréables de sécurité et d’ambiance lumineuse tout en ayant la consommation énergétique la plus limitée possible. Les DEL permettent de passer quasi instantanément d’un éclairage minimum de sécurité à un éclairage maximum et d’adapter l’intensité lumineuse aux conditions ambiantes de luminosité.

Ce système permettrait de réduire de près de 80 % la facture énergétique liée à l’éclairage public.

Coordonné par l’agence de développement économique pour la province de Liège (la SPI), le projet rassemble des universités (le laboratoire Electronique, Microélectronique, Mesures et Instrumentation de l’Université de Liège et la cellule Architecture et Climat de l’Université catholique de Louvain) et des entreprises (Arthos Technics, spécialisée dans la recherche, le développement et la production de produits environnementaux innovants en utilisant les énergies durables et renouvelables pour une nouvelle gamme de luminaires en éclairage public et Ronveaux, spécialiste des produits et services en construction, électricité et rénovation).

La région wallonne apporte son soutien financier au projet, dont le budget s’élève à 1,5 million d’euros.

Pour en savoir plus :

Un éclairage public, durable et intelligent en test à Grâce-Hollogne
Communiqué de presse de la SPI
GEPPADI : un éclairage intelligent en test à Grâce-Hollogne (vidéo)

Allemagne : Lemgo

A Lemgo, dans le Nord-Ouest de l’Allemagne, pour des raisons d’économies d’énergie, les réverbères publics s’éteignent dès 21 heures. Mais pour des raisons de sécurité et pour répondre aux besoins des habitants, un système a été mis en place qui permet d’éclairer les rues en fonction des besoins des habitants. Créé en 2006, le projet Dial4Light (appelez pour allumer) donne la possibilité aux citoyens de déclencher l’éclairage de leur rue à l’aide de leur téléphone.

Les habitants qui souhaitent utiliser ce service s’inscrivent gratuitement sur le site Internet de Dial4Light en donnant leurs coordonnées et leur numéro de téléphone. Ensuite le système fonctionne grâce à un modem et à un logiciel spécifiques. À chaque pâté de maison correspond un code à six chiffres. L’habitant appelle le service et compose le numéro du pâté de maison qu’il souhaite être éclairé. En quelques secondes, l’information est relayée jusqu’aux réverbères concernés grâce au modem. Les lampadaires restent allumés 10 à 15 minutes avant de s’éteindre automatiquement. Le service ne coûte que le prix d’un appel local aux habitants.

Ce système a été étendu à la ville de Dörentrup (à quelques kilomètres de Lemgo) en 2008 puis aux villes de Kalletal et Rahden. Grâce à ce système, Dörentrup, ville de 8 500 habitants, a fait 25 % d’économies sur ses frais d’exploitation. Le fournisseur d’électricité local indique que ce système permet à la ville de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 12 tonnes et d’économiser plusieurs dizaines de milliers d’euros par an.

Ce système responsabilise les habitants en leur faisant prendre conscience du coût économique et environnemental de l’éclairage public.

Norvège : Oslo

L’éclairage représente 15 à 20 % de la demande en électricité annuelle en Norvège et 3 % vont à l’éclairage public. Face à ce constat, la ville d’Oslo a décidé d’agir. En partenariat avec le fournisseur d’électricité norvégien Hafslund, elle a déjà modernisé, entre 2005 et 2007, 10 000 des 62 000 lampadaires présents sur son territoire. Elle est ainsi devenue l’une des capitales européennes les plus en pointe dans le développement de l’éclairage intelligent.

Les anciennes ampoules ont été remplacées par des lampes au sodium à haute performance, les lampadaires ont été équipés d’un système qui fait varier l’éclairage en fonction de différents paramètres définis par la ville (luminosité, affluence, etc.), qui mesure le niveau de consommation d’électricité et qui transmet des informations sur l’état des candélabres et leur besoin de maintenance. Le système de transmission de données utilise la technologie du courant porteur en ligne grâce aux câbles électriques.

Ces nouveaux lampadaires intelligents sont capables d’ajuster le niveau de la lumière en fonction des besoins précis, estimés à un moment donné, dans les rues et les parcs de la ville, ainsi que dans de grandes entreprises. Les besoins sont déterminés grâce à différentes informations :

  • celle provenant de l’horloge astronomique : quand le soir tombe ou que le jour se lève, on allume ou on éteint progressivement ;
  • celle provenant des capteurs de luminosité qui peuvent mesurer le niveau d’éclairement des surfaces, variable avec la clarté du ciel, la pluie, ou – ce qui est essentiel dans une région nordique – la réverbération sur la neige ;
  • celle issue des appareils de mesure du trafic qui transmettent des données sur l’encombrement des routes, les vitesses des véhicules. Elles permettent alors d’améliorer l’éclairage dans les périodes de pointe de trafic.

Ces informations, ainsi que les demandes des usagers (requête ou signalement de dysfonctionnement) transmises grâce à un site Internet dédié, sont ensuite envoyées vers un système central. Le système central analyse alors les données, prend la décision et envoie les instructions par GPRS vers des postes de contrôle de secteur qui sont reliés aux différents points d’éclairage de la zone.


L’utilisation de données joue également un rôle important dans la maintenance du réseau. La gestion très précise du parc de lampadaires permet de prolonger la durée de vie du matériel, de rationaliser la maintenance et la gestion du stock et, donc, de réaliser d’importantes économies.


Selon le fournisseur d’électricité norvégien Hafslund, le remplacement des 10 000 lampadaires aurait permis en deux ans de réduire de 70 % la consommation d’électricité de la ville, soit 4,5 GWh par an. L’investissement aura coûté à la ville 12 millions d’euros (6 millions pour le remplacement de vieux lampadaires, 3 millions pour le système d’information et 3 millions pour les coûts d’installation) et sera amorti en 5 à 8 ans, en fonction des coûts de maintenance et des prix de l’électricité.

Royaume-Uni : Londres

À Londres dans le quartier de Westminster, des lampadaires intelligents sont en cours de déploiement depuis le début de l’année 2013. Le remplacement des 14 000 lampadaires du quartier devrait durer 4 ans et coûter 3,75 millions d’euros. Ces nouveaux lampadaires sont contrôlés à l’aide d’une tablette et permettent ainsi à la municipalité d’ajuster l’intensité de la lumière et de connaître les besoins d’éclairage et les pannes éventuelles en temps réel et d’agir rapidement si nécessaire.

Beaucoup plus économes en énergie que des lampadaires classiques, ils permettront de faire des économies d’énergie importantes, de l’ordre de 484 000 euros par an.

Si le dispositif s’avère concluant, il pourrait s’étendre à l’ensemble de la ville.

Monde

L’association Lighting Urban Community International (LUCI)

L’association LUCI a été créée en décembre 2001, à l’initiative de la Ville de Lyon. Elle regroupe 90 membres dont 63 métropoles du monde entier (Paris, Lyon, Moscou, Shanghai, Séoul, Montréal) ainsi que des entreprises spécialisées dans l’éclairage (Philips, Schréder, Thorn, YGLS, etc.).

Son but est de rassembler des municipalités et des professionnels afin d’échanger informations et expériences dans le domaine de la lumière et de les aider à trouver des réponses appropriées aux défis de l’énergie.

Elle a pour objectifs :

  • d’utiliser la lumière comme outil du développement urbain ;
  • de promouvoir une identité collective par des choix artistiques et techniques ;
  • de prendre en compte les questions environnementales et édifier des grands principes pour la lumière « durable » dans la ville.

Pour en savoir plus :

Site Internet de l’Association LUCI

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