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U-City : mutualisation des infrastructures de communication et partage de l’information

Description du concept

Les « U-City » ou « Ubiquitous City » sont les terrains d’expérimentation des opérateurs et équipementiers télécoms. Elles sont pensées dans une logique de mutualisation des infrastructures de communication et de partage de l’information. La Corée du Sud est la première a avoir expérimenté le concept avec la Hwaseong-Dongtan U-City en 2007, proposant des U-services liés au transport ou à la sécurité. La Corée du Sud prévoit de poursuivre dans cette voie. Elle a, en effet, déjà prévu de construire une quinzaine d’autres « U-City », dont la plus grande et la plus célèbre, Songdo, coûtera, à elle seule, près de 35 milliards de dollars.

Ce concept est autant adapté à la création de nouvelles villes (par exemple Songdo) qu’à l’adaptation des villes existantes (par exemple Amsterdam). Il transcende les frontières sectorielles (énergie, transport, environnement) et trouve sa principale justification économique dans les coûts évités dans des infrastructures traditionnelles (doublement d’une rame pour le train ou métro local, renforcement du réseau électrique, croissance des capacités de production énergétique, agrandissement d’une route, etc.). Il nécessite, donc, la mise en place de modèles collaboratifs, la valeur créée ne pouvant être captée par un seul acteur des services urbains.

Songdo International Business District (Incheon, Corée du Sud) : une alliance entre promoteurs immobiliers, acteurs du BTP et des NTIC visant un créer un environnent intelligent interconnecté

La Corée du Sud a entrepris de donner une nouvelle envergure à Incheon, troisième ville du pays, depuis plus d’une dizaine d’années. La nécessité de désengorger, la capitale et mégalopole sud-coréenne, Séoul, de la pression démographique a généré un espace d’opportunités pour Incheon.

La mise en service d’un aéroport à Incheon en 2001 puis l’instauration en 2003 d’une zone libre économique (Free Economic Zone, zone regroupant trois quartiers d’Incheon destinés à donner une nouvelle envergure économique à la ville : Yeongjong (138 km²), Songdo (53 km²) et Cheongna (18 km²)), ont créé le terreau propice au développement de Songdo IBD, un quartier d’Incheon ayant pour ambition de devenir l’un des plus importants centres d’affaires d’Asie du Nord-Est.

Avec un investissement annoncé de 35 milliards de dollars sur 53 km² et près de 350 bâtiments résidentiels et commerciaux, Songdo IBD vise à devenir à l’horizon 2015 une zone propice au développement économique tout en offrant un environnement agréable pour les habitants. Cette ambition se traduit concrètement par :

  • une intégration globale des systèmes énergétiques et de télécommunications : d’une part, au sein de l’habitat : panneau de commande permettant le contrôle de l’ensemble des fonctions de l’habitat (lumières, température, volets, musique, etc.), surveillance à distance des enfants et, d’autre part, au sein des espaces publics : suivi, contrôle et optimisation du trafic routier grâce à des véhicules équipés de puces RFID, gestion dynamique et intelligente de la signalisation (message de prévention routière, alertes climatiques, etc.), gestion des flux de personnes et adaptation en conséquence du niveau d’éclairage public ;
  • une gestion optimisée des ressources : production d’électricité par cogénération, gestion des consommations électriques et déclenchement d’alarmes en période de pointe, système de collecte et de tri des déchets grâce un système pneumatique centralisé, système de recyclage des eaux usées, collecte des eaux de pluie, recyclage de 75 % des matériaux de construction ;
  • un paysage urbain familier et reconnu des voyageurs internationaux (parc central à l’image de Central Park à New York, référence aux canaux de Venise, etc.) tout en maximisant les espaces ouverts (40 % de la surface totale) et en facilitant les déplacements (espaces piétons, pistes cyclables, etc.)

Autour de ce projet se sont associés promoteurs immobiliers (Gale International, Morgan Stanley Real Estate), acteurs du BTP (OSCO E&C) et des NTIC (Cisco, LG).

Amsterdam Smart City : les TIC au service de la réduction de l’empreinte carbone

La ville d’Amsterdam fait l’objet de nombreux projets dans lesquels les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont mobilisées pour maîtriser les dépenses énergétiques et réduire l’empreinte carbone. Ces initiatives sont portées par des leaders des NTIC tels que Cisco ou Accenture. Ce dernier a, notamment, été à l’initiative avec l’opérateur du réseau électrique, Alliander, d’Amsterdam Smart City. Le projet adopte une approche holistique de la réduction de l’empreinte carbone (énergie, déchets, transport, éclairage) où la capture et le traitement des informations sont les leviers principaux. Ils permettent l’identification des gisements d’efficacité énergétique pour les bâtiments, l’optimisation du ramassage des ordures ménagères, l’optimisation du transport non carboné pour la livraison de marchandises, etc.

Par ailleurs, la ville a développé, depuis 2008, 35 centres de télétravail à proximité des zones d’habitat. Ce projet s’inscrit dans les initiatives du programme Connected Urban Development (CUD) de Cisco. Ce programme propose des solutions de gestion de la mobilité visant à réduire l’empreinte carbone grâce à une réduction des besoins de mobilité (Smart Work Centers) ou une réduction de l’empreinte carbone des modes de transport utilisés (Connected Bus, Smart Transportation Pricing, Personal Travel Assistant). Ici, le projet a pour objectif de réduire la mobilité journalière des habitants d’Amsterdam à travers la proximité habitat/travail et l’intégration de services complémentaires au sein des centres de télétravail (garderie, restauration, services bancaires, etc.). La ville a accéléré l’usage des centres de télétravail en convaincant 8 % de ses employés municipaux d’avoir recours au « Smart Work Center », et vise une cible de 15 %.

L’expérience d’Amsterdam en matière de centres de télétravail présente de nombreux avantages et se situe à la convergence des intérêts des différentes parties prenantes. Pour les employeurs publics ou privés, les Smart Work Centers ont permis d’accroître la compétitivité des employés : la réduction des temps de transport se traduit par des gains de productivité estimés à 20 jours/an. Ils permettent aux employeurs de rationnaliser les surfaces de travail et de réduire les coûts environnants : le coût d’utilisation d’un télé-centre est de 50 à 70 % inférieur au coût de surfaces de bureaux. Pour les utilisateurs, le dispositif mis en place par la ville d’Amsterdam engendre une amélioration de leur qualité de vie : diminution des temps de transport de 66 minutes par jour en moyenne. L’enjeu pour les autorités locales est triple :

  • réduire l’impact énergétique et environnemental lié à la mobilité. Cisco estime que la mise en place des Smart Work Centers dans la ville d’Amsterdam permettrait de réduire les émissions de CO2 de la ville de l’ordre de 4 % ;
  • maintenir une population dans les zones rurales défavorisées, dans les villes satellites ;
  • revitaliser l’activité économique de l’ensemble de son territoire ;
  • une telle initiative participe à la gestion de la pointe de mobilité et permet, en ce sens, de réduire les besoins d’investissements en infrastructures de transport.


Cette fiche a été rédigée par E-Cube.



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