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Quels sont les besoins des systèmes énergétiques actuels ?

La France a fait le choix historique d’investir dans des centrales nucléaires pour la production de base d’électricité et de façon complémentaires dans des infrastructures gazières étendues pour les usages thermiques et intensifs.

Ainsi, le gaz fait partie des atouts du mix énergétique français puisqu’il s’agit d’une énergie disponible desservant 9 461 communes représentant 77% de la population française, sûre grâce à la diversité des approvisionnements et aux stockages souterrains massifs et enfin économique, avec un prix plus bas que les autres énergies conventionnelles (électricité, fioul, GPL) en moyenne sur les dix dernières années.

Par ailleurs, l’injection de biométhane offre dès à présent la possibilité de développer un gaz triplement vert au cœur des territoires : production d’énergie renouvelable, valorisation des déchets et production d’engrais naturels. L’avenir du gaz passe, également, par des compteurs communicants au service des consommateurs et de la maîtrise de la demande et par un réseau plus intelligent et surtout interconnecté avec ceux de l’eau, de l’électricité, des télécom, de l’assainissement qui déploieront demain une optimisation globale des infrastructures locales, au service de la collectivité.

Un double choix historique : nucléaire pour l'électricité de base, gaz naturel pour les usages thermiques

Fukushima, gaz de schiste, marée noire en Louisiane et baril de pétrole à 120 $, remise en question des énergies renouvelables :… il est trop tôt pour tirer des conclusions sur la nouvelle donne qui émergera de cette période troublée mais certains fondamentaux commencent à se dessiner.

En particulier, si personne ne peut contester la pertinence des « Smart grids » électriques ou de l’augmentation de la part des énergies renouvelables, le gaz lui reste une énergie paradoxale : solution pour les uns, énergie fossile à éviter pour les autres… Et pourtant, le rôle que le gaz a joué un rôle essentiel pour faire de la France un pays en pointe en matière d’énergie et de respect de l’environnement est essentiel.

Deux choix structurants, mis en œuvre par les entreprises publiques intégrées de l’époque, EDF et GDF, ont construit la politique énergétique française: le programme électronucléaire, bien connu et, ce qui est moins connu, le choix fort d’un réseau de distribution de gaz naturel étendu. Ainsi près de 80 % de la population réside dans des communes desservies. Choix unique puisque la France disposait de faibles ressources en gaz naturel, mais pouvait compter sur des approvisionnements diversifiés : mer du Nord (53,7 % des approvisionnements) et Russie (16,5 %) par le Nord-est, Algérie et autres pays (26,6 %) par les terminaux de gaz naturel liquéfié de Fos et Montoir.

Ainsi, GrDF et ses 192 144 kilomètres de réseau est le premier distributeur européen, loin devant ses homologues allemands ou britanniques. Ce choix a permis de convertir les usages du charbon et des produits pétroliers dans l’industrie et les bâtiments, avec à la clé, une réduction des émissions de CO2 et un atout de compétitivité économique pour la France. En effet, le gaz naturel s’est révélé un choix très économique puisque moins cher en moyenne sur les dix dernières années que les autres énergies conventionnelles : électricité, fioul et GPL.

Le paradoxe actuel : un réseau de distribution de gaz sous-utilisé et le développement de la pointe électrique

Aujourd’hui sous-utilisé, le réseau de distribution de gaz est néanmoins un outil essentiel du système énergétique français. Il se modernise grâce à une intégration croissante des TIC et restera un atout pour la couverture des usages thermiques et intensifs dans les bâtiments et l’industrie.

La France compte en effet un peu plus de 11 millions de clients alors que les grands pays voisins, l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie en comptent en moyenne deux fois plus. Cette singularité tient à l’exception française du chauffage électrique. Ce chauffage électrique n’est pas alimenté par de l’électricité produite par des centrales nucléaires car le nucléaire, qui ne représente que 20 % de l’électricité en Europe, est destiné à la consommation dite de base c'est-à-dire stable dans l’année. Le chauffage électrique est couvert par d’autres types de productions très émettrices de CO2.
L’anticipation de la réglementation thermique 2012 (RT2012) avec le label bâtiment basse consommation permet de constater un rééquilibrage du mix en faveur des énergies renouvelables et du gaz. Cependant, si les parts de marché du gaz naturel dans le neuf connaissent une légère amélioration sur les marchés de la promotion privée et publique, le marché diffus reste largement déséquilibré.

Pour ce qui est du parc existant, le nombre de clients particuliers raccordés au gaz reste faible comparativement à nos voisins européens. et Lles gains de nouveaux clients tant dans le neuf que dans l’existant ne compensent plus la conversion des clients historiquement au gaz vers l’électricité (75 % des causes de résiliation).

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