Haut de page

Accueil » Tous les dossiers » Les véhicules électriques

L’impact sur la courbe charge nationale

En termes d’énergie, l’enjeu de la recharge des véhicules électriques et hybrides rechargeables (VEx) sur le système électrique représentera, à un horizon de 10 ans, de 1 à 3 % de l’énergie distribuée en basse tension (BT) en France aujourd’hui. Cette énergie s’ajoutera à la quantité d’énergie déjà soutirée sur les réseaux et modifiera en conséquence l’impact sur la courbe de charge nationale.


Source : ERDF, présentation du forum du 12 octobre 2010 à la CRE

Sans mesures particulières, l’impact peut être significatif : un million de véhicules électriques ou hybrides rechargeables en recharge lente simultanée soutirent entre 3 000 et 6 000 MW, soit la puissance de 2 à 4 réacteurs EPR. Or, si ce cas de figure apparaît au moment des pointes de la consommation, il pourrait nécessiter l’adjonction de moyens de production de pointe.
Pour lisser cette demande nouvelle et la répartir aux heures creuses du système électrique, la recharge devra faire l’objet d’offres de fourniture incitatives. De telles mesures sont connues et déjà utilisées, notamment pour le pilotage de l’eau chaude sanitaire (ECS), avec les tarifs « heures pleines – heures creuses ». Ainsi, de la même manière que la mise en route du réchauffage du ballon d’eau chaude qui peut être commandée par un signal tarifaire national ou régional, la recharge des véhicules électriques ou hybrides rechargeables pourrait bénéficier du même système.

Toutefois, il sera sans doute utile de décaler l’un de l’autre d’une durée de quelques heures (un véhicule électrique qui parcourrait de 15 000 à 20 000 km par an aura besoin de deux heures de recharge quotidienne, en moyenne, en charge lente). L’avantage en sera double : cela permet, d’une part, d’éviter d’avoir à augmenter la puissance souscrite par l’utilisateur et, d’autre part, de lisser la demande pour le système électrique, mais aussi pour éviter d’avoir à renforcer les réseaux publics de distribution.

Par la suite, on peut imaginer marier davantage encore les véhicules électriques et hybrides rechargeables avec le concept de Smart grids, parce que les véhicules électriques et hybrides rechargeables permettent de stocker une énergie de l’ordre de 2 à 3 jours de consommation électrique d’un ménage moyen. Ainsi, dans un premier temps, l’optimisation des périodes de charge pourrait tenir compte de la production d’énergie de sources renouvelables et intermittente. Dans un second temps, on pourrait envisager, avec les moyens de communication des Smart grids, de décharger certains véhicules électriques pour soutenir le système électrique (un soutien diffus, …). Cela est largement débattu sous le concept de Vehicle-to-grid (V2G). Cependant, avec les technologies actuelles, cela engendrerait un vieillissement prématuré des batteries. À terme, toutefois, les batteries usagées de deuxième ou troisième main pourraient encore être utilisées en capacités de stockage d’énergie mise à disposition du système électrique ou du marché de l’électricité (les performances des batteries s’altèrent avec le temps et ne permettent plus d’envisager une autonomie acceptable). Cela est étudié dans le cadre du programme Eco2charge.

«Page 6 de 23»

Rechercher

Se tenir informé

Abonnez-vous à notre liste de diffusion pour être informé régulièrement des mises à jour du site.

S'abonner

Participer au site

Vous souhaitez participer à notre site ou réagir à un dossier, contactez-nous dès aujourd'hui.

Nous contacter

Les forums de la CRE

La CRE organise des forums, associés à chaque nouveau dossier, pour donner la parole aux experts des Smart grids.
Se tenir informé des prochains forums

Nos contributeurs

Notre site se nourrit aussi de vos contributions. Nous tenons donc à remercier "CCI Nice-Côte d’Azur" qui fait partie de nos 168 contributeurs.
Découvrir nos contributeurs